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Vélo cargo : Bristol présente le premier de trois hubs de tri prévus

Bristol a présenté le premier de trois hubs de consolidation prévus et vante auprès des commerçants des livraisons à vélo cargo plus prévisibles et moins chères qu'en camionnette.

Vélo cargo : Bristol présente le premier de trois hubs de tri prévus
Photo d'illustration, prise hors de Bristol — PDQ Courier / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

EN BREF

Bristol a réuni ses commerçants le 2 juillet, autour d’un événement conjoint de la Ville et du Business Improvement District, baptisé « Cargo Bikes for Businesses », pour les convaincre de remplacer la camionnette de livraison par le vélo cargo. Selon le compte rendu, la ville y a présenté ce qu’elle décrit comme son premier hub de consolidation : un point où les opérateurs doivent collecter, trier et regrouper les marchandises de plusieurs fournisseurs avant de les faire livrer à vélo. L’argument mis en avant devant les entreprises, selon Cycling Industry News, est que les livraisons à vélo cargo sont non seulement plus prévisibles, mais aussi moins chères qu’en camionnette. Une entreprise locale de restauration a témoigné : son véhicule électrique a été financé à moitié par une subvention municipale, et la casse alimentaire pendant le transport a quasiment disparu.


Convaincre un commerçant de renoncer à sa camionnette ne se fait pas seulement avec un argument écologique. Il se fait aussi avec une facture et un horaire. C’est le pari qu’a tenu Bristol devant ses entreprises, en leur montrant ce que le vélo cargo fait gagner autant que ce qu’il évite.


Le vélo cargo contre la camionnette : l’argument du coût

L’événement s’est tenu le jeudi 2 juillet — le Bristol BID annonçait « a free dedicated day of activity on Thursday 2 July » — et a été organisé conjointement par la municipalité et le Business Improvement District (BID), partenariat d’entreprises du centre-ville : selon Cycling Industry News, les participants étaient réunis pour le « Bristol City Council and Business Improvement District (BID) joint event ‘Cargo Bikes for Businesses’ ». L’objectif affiché était de montrer que le remplacement se fait déjà, ailleurs, et que la ville entend le rendre plus facile.

Le message central, rapporté par le même média, tient en une phrase : « not only are cargo bike deliveries far more predictable, they are also cheaper than using a van ». Plus prévisibles, et moins chères. L’honnêteté du propos tient à ce qu’il concède aussi : à la question de savoir si le vélo cargo est le moyen le plus rapide de déplacer des marchandises en ville, la réponse rapportée est « Possibly not ». C’est la régularité qui est vendue, pas la vitesse.

La nuance compte pour qui compare des tournées. En centre-ville dense, l’imprévu pèse lourd : l’embouteillage, la place de stationnement introuvable, l’amende. Une tournée régulière se planifie ; une tournée variable se subit.

Vélo cargo longtail
Photo d’illustration, prise hors de Bristol — Globetrotter19 / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Un hub de consolidation pour grouper les livraisons

La pièce d’infrastructure présentée ce jour-là est décrite par Cycling Industry News comme une boîte métallique, autrement dit le premier « Consolidation Hub » de Bristol. Sa fonction : « operators will collect and sort goods from different suppliers, consolidate them and then send them off for delivery on cargo bikes ». Les opérateurs doivent y récupérer les marchandises de fournisseurs différents, les trier, les regrouper, puis les envoyer en livraison à vélo.

Holley Swanwick, cheffe de projet à la Ville de Bristol, rattache ces micro-hubs aux objectifs climatiques de la collectivité : ils doivent, selon elle, aider Bristol à tenir ses cibles « Net Zero ».

Le témoignage qui pèse : moins de casse, à condition d’entretenir

Un commerçant a apporté un témoignage concret. Chris Swift, directeur de Spicer & Cole, a raconté l’achat d’un EAV (véhicule à assistance électrique), « 50% funded by a grant from Bristol City Council » — la moitié payée par une subvention municipale. Depuis, selon le compte rendu, l’entreprise est convaincue : « Food damage has virtually been eliminated during transit », la casse sur les denrées ayant quasiment disparu pendant le transport. Le véhicule est aussi perçu comme un panneau publicitaire positif pour l’entreprise.

Une réserve est venue d’un autre intervenant, et elle mérite d’être retenue : Holy Spokes, atelier vélo indépendant représenté à l’événement par Dexter Robinson, a insisté sur la nécessité d’entretenir la machine régulièrement, « likely to keep cargo bike operation cheaper in the long run ». L’économie annoncée n’est donc pas automatique — elle suppose un atelier, un calendrier de révisions, et quelqu’un pour s’en occuper. C’est précisément le poste que les flottes de camionnettes ont appris à gérer depuis des décennies, et que la cyclologistique doit encore construire.

Une dernière précision sur le statut de ces constats. Selon le compte rendu lui-même, ils proviennent d’un événement de promotion organisé par la collectivité, relayé par la presse professionnelle ; le texte reste muet sur les volumes livrés comme sur le coût à la tournée, et ne fait état d’aucune évaluation indépendante.

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