EN BREF
Silca ajoute une Mattone Ultimate à sa gamme de sacoches de selle, annoncée à 44 grammes — soit, selon la marque, la moitié du poids des 90 grammes de la Mattone d’origine. Elle est affichée 115 euros sur la boutique européenne de Silca. Le sac abandonne la toile cousue au profit de panneaux en composite TPU soudés par haute fréquence, un procédé sans couture censé limiter les entrées d’eau et plaquer le sac plus près des rails de selle. La fermeture est confiée à une molette BOA Li2, dont le serrage micrométrique tire, selon la marque, le sac vers le haut afin de limiter son balancement. Capacité annoncée : 0,4 litre, de quoi loger une chambre à air, une cartouche de CO2, des démonte-pneus et un multi-outil.
| Prix | 115 € |
| Poids | 44 g (1,55 oz) |
| Capacité | 0,4 litre |
| Dimensions | 128 × 60 × 91 mm |
| Matière | Composite TPU soudé par haute fréquence |
| Fermeture | Molette BOA Li2, lacet textile TX4 |
| Zip | YKK résistant à l’eau |
| Sangle | Renforcée en Hypalon |
| Divers | Attache intégrée pour éclairage ou caméra |
| Garantie | 2 ans contre les défauts de fabrication |
Une sacoche de selle est affaire de compromis, entre le volume qu’on emporte et la tenue du sac sous la selle. Silca, qui vend depuis longtemps des objets chers à des gens qui pèsent leurs bidons, propose sa réponse sous la forme d’un sac de 44 grammes fermé par une molette BOA.
La Silca Mattone Ultimate troque la couture contre la soudure
Le chiffre que Silca met en avant est celui de la balance : 44 grammes, contre 90 grammes pour la Mattone d’origine, soit « une réduction de 50 % » selon la fiche officielle. L’explication tient au procédé de fabrication autant qu’à la taille. La marque indique renoncer à la « construction traditionnelle en toile cousue » au profit de panneaux extérieurs en composite TPU assemblés par soudure haute fréquence.
Silca en tire deux bénéfices annoncés, que la fiche formule ainsi : la surface lisse et sans couture permettrait un montage « plus près des rails de selle » tout en « limitant les points d’entrée d’eau ». C’est l’argument habituel du sac soudé face au sac cousu, et il vaudra ce que vaudra le vieillissement du TPU — sur lequel il faudra une saison pour se prononcer.

Une molette BOA pour empêcher le sac de danser
C’est l’autre parti pris. Là où la Mattone d’origine utilise, d’après Silca, une molette standard et une boucle ouverte, l’Ultimate reçoit un système BOA Li2 : molette métallique de faible épaisseur et lacet textile TX4. L’intérêt annoncé n’est pas le confort de manipulation mais la tenue : la fiche décrit une « compression micro-ajustable qui se resserre autour du corps en TPU et tire l’ensemble du sac vers le haut pour éliminer le balancement ».
Le reste de la panoplie suit la même logique : sangle renforcée en Hypalon, fermeture éclair YKK annoncée résistante à l’eau, et une attache intégrée pour un éclairage ou une caméra. À l’intérieur, la fiche décrit une ouverture en coquille sur un compartiment unique de 0,4 litre, doublé d’une poche plate dans le couvercle.
115 euros pour 0,4 litre
Le tarif est celui de la maison : 115 euros sur la boutique européenne de Silca, qui expédie depuis les Pays-Bas. Pour ce prix, le fabricant annonce un volume utile qui accepte, selon sa propre liste, « une chambre à air, une cartouche de CO2, un détendeur, des démonte-pneus et un multi-outil » — l’attirail de crevaison, donc, et rien de plus.
Silca assume d’ailleurs la cible : la fiche parle d’un produit « conçu spécifiquement pour les cyclistes sur route et les compétiteurs qui privilégient un montage discret ». Autrement dit, ce n’est pas une sacoche de voyage, et l’on n’y rangera pas un coupe-vent. La garantie est de deux ans contre les défauts de fabrication.



