EN BREF
Aux Rencontres régionales du vélo du 11 septembre, Valérie Pécresse a annoncé deux plans pour le réseau Vélo Île-de-France. Le premier s’attaque aux « coupures » : 22 ruptures prioritaires ont été identifiées avec le collectif Vélo Île-de-France, notamment des franchissements de cours d’eau, d’infrastructures ferroviaires ou de grands axes routiers. La Région y consacre 70 millions d’euros sur quatre ans et relève sa participation de 60 % à 70 % des projets portés par les collectivités. Le second plan porte sur la signalétique : selon le communiqué, l’objectif est de la déployer sur l’ensemble du réseau d’ici fin 2027, alors que 50 km seulement sont jalonnés aux couleurs d’Île-de-France Mobilités — et la Région conditionne le versement de ses subventions à sa pose.
| Annonce | Rencontres régionales du vélo, 11 septembre 2026 |
| Plan « coupures » | 22 coupures prioritaires identifiées avec le collectif Vélo Île-de-France |
| Enveloppe | 70 millions d’euros sur quatre ans |
| Taux de subvention | Porté de 60 % à 70 % des projets des collectivités |
| Plan « signalétique » | Tout le réseau jalonné d’ici fin 2027, subventions conditionnées |
| Réseau jalonné à ce jour | 50 km |
| Réseau VIF | 11 lignes, 750 km à l’horizon 2030 |
| Avancement | Engagé à 77 %, selon Île-de-France Mobilités : 350 km ouverts, 30 km en travaux, 200 km à l’étude |
| Subventions déjà votées | 110 millions d’euros, pour desservir près de 200 communes |
Rouler dix kilomètres sur une piste impeccable, puis la voir s’arrêter net devant un pont ou une voie ferrée : l’expérience est familière aux cyclistes franciliens. C’est précisément ce trou-là que la Région dit vouloir combler sur son réseau Vélo Île-de-France.
22 coupures prioritaires sur le réseau Vélo Île-de-France
Le 11 septembre, à l’occasion des Rencontres régionales du vélo tenues au siège de la Région, Valérie Pécresse a annoncé deux mesures selon le communiqué d’Île-de-France Mobilités : un plan « coupures » et un plan « signalétique ». Le premier vise, écrit le communiqué, à « combler les coupures qui subsistent entre certains itinéraires et qui empêchent les cyclistes d’avoir un parcours continu et sécurisé tout au long du trajet ».
Le chiffre à retenir est 22 : c’est le nombre de coupures jugées prioritaires, identifiées avec le collectif Vélo Île-de-France. Elles concernent, d’après le communiqué, « notamment des franchissements de cours d’eau, d’infrastructures ferroviaires ou de grands axes routiers ». Le texte du communiqué ne cite que deux secteurs : le franchissement de la Marne entre Neuilly-sur-Marne et Noisy-le-Grand, et certains points de passage autour de Pontoise. Le communiqué est toutefois accompagné d’une carte du plan coupures qui localise et numérote les 22.

70 millions d’euros et un taux de subvention relevé à 70 %
Pour financer ce plan, indique le communiqué, la Région « mobilise 70 millions d’euros sur quatre ans et augmente ainsi sa participation financière de 60 % à 70 % des projets réalisés par les collectivités ».
Ces 70 millions viennent s’ajouter à un effort déjà engagé : selon le communiqué, la Région a « déjà voté 110 millions d’euros de subventions » pour le réseau, qui doit desservir près de 200 communes.
Où en est le réseau VIF, concrètement
Le réseau Vélo Île-de-France — le VIF, nouveau nom du RER-Vélo — vise « 11 grandes lignes cyclables représentant 750 km d’itinéraires sécurisés à l’horizon 2030 ». Le communiqué en donne l’état d’avancement : « Sa réalisation est engagée à 77 % : 350 kilomètres sont déjà ouverts, soit la moitié du réseau VIF, 30 kilomètres sont en travaux et 200 kilomètres supplémentaires à l’étude. »
Depuis les précédentes Rencontres régionales, en 2024, deux tronçons sont cités comme livrés : 16 km de continuité sur la ligne V4 entre le Pont de Neuilly et Saint-Mandé, et 3 km entre Houilles-Carrières-sur-Seine et Sartrouville. L’ambition affichée dans le communiqué est de faire du vélo « un quatrième réseau de transport, après le métro, les trains et RER et les bus ».

La signalétique, condition du versement des subventions
Le second plan porte une contrainte de jalonnement. Aujourd’hui, indique le communiqué, « seuls 50 km du réseau sont jalonnés aux couleurs des réseaux d’Île-de-France Mobilités ».
L’objectif annoncé est de « déployer la signalétique sur l’ensemble du réseau d’ici fin 2027 ». Et pour s’en assurer, la Région ne compte pas sur la bonne volonté : elle « conditionne le versement des subventions régionales à la mise en place de cette signalétique ».



