EN BREF
Le fabricant néerlandais vanRaam, spécialiste des cycles électriques adaptés (tricycles à assise basse, vélos pour transporter un fauteuil roulant, tandems côte à côte), a présenté au salon Prodays 2026 sa nouvelle suspension d’assise BiSSA. Baptisée pour « Bi-Spring Shock Absorber », cette technologie brevetée équipe pour la première fois l’Easy Rider Compact+, un tricycle électrique compact et best-seller de la marque. Sa particularité : elle fonctionne entièrement sans huile, en combinant un ressort hélicoïdal en acier et un élément en Cellasto, un élastomère microcellulaire qui absorbe les vibrations sans risque de fuite et avec un entretien réduit au minimum.
| Nom de la technologie | BiSSA (Bi-Spring Shock Absorber) |
| Premier modèle équipé | Easy Rider Compact+ (tricycle électrique compact) |
| Principe | Ressort hélicoïdal acier + élastomère Cellasto (sans huile) |
| Avantages annoncés | Aucun risque de fuite, entretien réduit au minimum |
| Rétrofit | Non installable sur les vélos déjà vendus |
| Assistance électrique | Système maison Silent System (conçu par vanRaam depuis 2011) |
| Freins | Magura ou Tektro |
| Pneus | Schwalbe |
| Délai de fabrication | 3 à 6 semaines (vélo fabriqué sur commande) |
vanRaam n’est pas une marque que l’on croise tous les jours dans les rayons vélo. Ce fabricant néerlandais, arrivé en France il y a trois ans, est spécialisé dans les cycles électriques adaptés : tricycles à assise basse, vélos pour transporter un fauteuil roulant, tandems côte à côte. Sa clientèle est surtout composée de personnes âgées ou en situation de handicap, plutôt en zone périurbaine ou à la campagne. C’est dans le cadre du salon professionnel Prodays 2026, à Paris, que la marque a présenté sa nouvelle technologie de suspension, baptisée BiSSA.
Une suspension d’assise sans une goutte d’huile
BiSSA, pour Bi-Spring Shock Absorber, est un système breveté qui équipe pour la première fois l’assise de l’Easy Rider Compact+, un tricycle électrique compact et best-seller de la marque. Sa particularité : l’amortisseur fonctionne entièrement sans huile. Là où un amortisseur classique s’appuie sur un fluide, BiSSA combine deux éléments : d’un côté, un ressort hélicoïdal en acier qui supporte le poids et permet au siège de bouger ; de l’autre, un élément en Cellasto, un élastomère microcellulaire à base de polyuréthane, qui absorbe les vibrations. Sous l’effet d’un choc, l’élastomère cède légèrement puis reprend sa forme, convertissant le mouvement en une petite quantité de chaleur — un phénomène que les mécaniciens appellent l’hystérésis. Conséquence directe : aucun fluide n’est utilisé, donc aucun risque de fuite, et un entretien réduit au minimum puisque nettoyer la suspension suffit.

« Jusque-là, on avait un simple amortisseur : on voulait simplifier le système, ne pas être dépendant d’un fournisseur, et avoir zéro maintenance », résume David Limaux, responsable commercial de la marque, cité par nos confrères présents sur le salon. L’argument du confort compte aussi beaucoup vu la clientèle de la marque : « Cela permet à nos utilisateurs, parfois fragiles, de continuer à faire du vélo, alors que sans ce confort, ils ne pourraient plus le faire », explique vanRaam dans un communiqué. La marque veut déployer BiSSA sur l’ensemble de ses prochains modèles, mais le système ne pourra pas être installé rétroactivement sur les vélos déjà vendus.
Une fabrication européenne revendiquée
Cette nouveauté est aussi l’occasion de s’attarder sur la façon dont vanRaam travaille. La marque revendique plus de 110 ans d’histoire : elle fabriquait à l’origine des cadres pour d’autres marques, avant de se recentrer sur le vélo adapté. Les cadres sont aujourd’hui produits en interne, à partir de tubes d’acier d’un fournisseur allemand, découpés au laser puis soudés par des robots ou à la main. « On a des soudures complexes faites par le robot, car la main de l’homme ne peut faire un tour complet de la soudure », précise David Limaux, les reprises étant terminées manuellement.
« On a une vraie volonté de faire du made in Europe », insiste-t-il. La marque va jusqu’à utiliser l’impression 3D métallique pour produire des pièces en titane. Seuls les moteurs sont d’origine asiatique, mais leur développement reste maison : vanRaam a conçu son propre système d’assistance électrique, le Silent System, dès 2011. Pour le reste, la marque s’approvisionne chez des fournisseurs européens reconnus : freins Magura ou Tektro, pneus Schwalbe, batteries produites aux Pays-Bas et en Pologne. Chaque vélo est par ailleurs fabriqué sur commande, en flux tendu, avec des adaptations qui peuvent aller loin selon le handicap du client — jusqu’à basculer les freins d’un côté ou bloquer une partie de la transmission. Il faut compter entre trois et six semaines de délai avant une livraison.



