EN BREF
Réuni du 20 au 22 septembre à Montréal, le comité directeur de l’UCI veut généraliser les traceurs GPS de sécurité des coureurs, d’abord sur le WorldTour masculin et féminin, avec un calendrier élaboré « aussi vite que possible ». Côté matériel, l’UCI crée des comités techniques par produit (notamment vêtements, protections, roues et pneus, cadres), où l’UCI et l’industrie auront autant de sièges. Selon l’UCI, le dispositif sera étendu à tous les comités à partir de février 2027, après une phase pilote. La Charte de Lugano, adoptée en 1996, sera révisée.
| Traceurs GPS | WorldTour et Women’s WorldTour d’abord ; calendrier « aussi vite que possible » |
| Barrières d’arrivée | 200 derniers mètres, WorldTour et Women’s WorldTour dès 2027 |
| Comités techniques matériel | Pilote piste, gravel et roues ; tous les comités à partir de février 2027 |
| Charte de Lugano (1996) | Consultation février-avril 2027 ; nouvelle charte en 2027 |
Selon l’UCI, les traceurs GPS ont équipé toutes les catégories aux Mondiaux route 2025 de Kigali ; ils sont de nouveau utilisés à Montréal et le seront aux prochaines éditions. Réuni au Canada, le comité directeur de l’UCI veut désormais les étendre au peloton professionnel, et ouvre un chantier de fond sur la réglementation du matériel.
Des traceurs GPS pour tout le peloton professionnel
Selon le communiqué, le comité directeur a insisté sur le besoin pressant de déployer largement ces systèmes, qui localisent en temps réel coureurs et véhicules, sur toutes les épreuves professionnelles sur route, en commençant par le WorldTour et le Women’s WorldTour. Protocoles, cadre réglementaire et calendrier « seront élaborés aussi vite que possible », écrit l’UCI.
D’après un précédent communiqué de l’UCI, des équipes du Tour de Romandie Féminin avaient refusé le test GPS, qui imposait de fixer un traceur sur le vélo d’un coureur désigné ; elles ont été exclues de la course. L’UCI relevait que la plupart appartenaient à Velon, qui développe son propre système GPS.
« Sur la sécurité d’abord, nous avons adopté de nouvelles normes pour les barrières de course et réaffirmé notre engagement à assurer le déploiement, aussi vite que possible, des systèmes GPS de suivi de sécurité des coureurs sur les épreuves professionnelles sur route. »
David Lappartient, président de l’UCI

Autre décision de sécurité, selon l’UCI : sur les 200 derniers mètres, les barrières devront respecter les normes issues d’une étude de la Haute école spécialisée de Suisse occidentale Valais-Wallis, sur le WorldTour et le Women’s WorldTour dès 2027. Le protocole sera mis à la disposition des fabricants.
Roues, cadres, protections : l’industrie à la table des règles
L’UCI dit vouloir encadrer l’élan d’innovation des fabricants pour éviter les excès qui pourraient compromettre la sécurité, l’équité, l’universalité ou la durabilité. Elle crée un cadre de concertation pour consulter directement fabricants et experts indépendants, « sans intermédiaires », la sécurité des coureurs restant la « priorité absolue ».
Concrètement, l’UCI annonce des comités techniques par famille de produits : équipement du coureur, vélo et données. L’UCI cite par exemple un comité pour les vêtements, un pour les protections, un pour les roues et les pneus, un pour les cadres, plus des comités transversaux (procédures, disciplines). Chacun réunira industrie, experts indépendants et UCI, avec autant de sièges pour l’UCI que pour l’industrie.
Leurs avis alimenteront la Commission Matériel et nouvelles technologies, qui formule des recommandations ; la décision reste au comité directeur. Une phase pilote installe d’abord les comités piste, gravel et roues, avant l’extension à tous les comités à partir de février 2027, indique l’UCI.
La Charte de Lugano rouverte trente ans après
Le comité lance aussi la révision de la Charte de Lugano, texte fondateur des valeurs et principes du cyclisme international adopté par l’UCI en 1996. Selon road.cc, ce texte visait à freiner la course à l’armement technologique de l’époque. Un projet sera soumis de février à avril 2027 aux familles du cyclisme et aux fabricants ; la nouvelle charte sera présentée en 2027.
« D’un point de vue réglementaire, l’ouverture d’un nouveau cadre de concertation avec les acteurs de l’industrie, ainsi que le lancement de la révision de la Charte de Lugano trente ans après son adoption, illustrent notre engagement à faire évoluer nos règles en concertation avec toutes les familles du cyclisme. »
David Lappartient, président de l’UCI
Le comité a enfin reçu le rapport du directeur médical, le professeur Xavier Bigard : selon l’UCI, l’étude sur les chutes menée depuis mars 2026 montre des blessures en général plus fréquentes et plus graves chez les coureuses, avec un retour à la compétition deux fois plus long en moyenne. Selon l’UCI, le comité a validé les principes d’un règlement sur les tests génétiques de féminité, qui sera soumis à approbation avant la fin de l’année et s’appliquera exclusivement aux épreuves reconnues par le CIO.



