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National Cycle Network : 104 millions de livres en Angleterre, accueil mitigé

Heidi Alexander annonce 104 millions de livres sur quatre ans pour le National Cycle Network en Angleterre. Un montant jugé modeste par la journaliste Laura Laker.

National Cycle Network : 104 millions de livres en Angleterre, accueil mitigé
Panneau du National Cycle Network près de Watford. Photo : Walk Wheel Cycle Trust

EN BREF

La ministre britannique des Transports, Heidi Alexander, a annoncé le 22 septembre 2026 à Manchester 104 millions de livres pour le National Cycle Network. Selon la Walk Wheel Cycle Trust (ex-Sustrans), qui gère le réseau, l’enveloppe vient d’Active Travel England, couvre quatre ans et vise les itinéraires en Angleterre. Elle doit servir à réparer des ponts, refaire la signalisation, élargir et resurfacer des chemins et créer des tronçons à l’écart de la circulation. La journaliste Laura Laker ramène la somme à 26 millions de livres par an, soit selon elle le coût de la rénovation d’un seul carrefour routier.


Montant annoncé104 millions de livres
DuréeQuatre ans, selon la Walk Wheel Cycle Trust
PérimètreItinéraires du réseau en Angleterre
FinanceurActive Travel England
AnnonceHeidi Alexander, ministre des Transports, 22 septembre 2026
Réseau12 000 miles, à l’échelle du Royaume-Uni

Le National Cycle Network, le réseau britannique d’itinéraires balisés pour le vélo et la marche, va recevoir 104 millions de livres. La ministre des Transports Heidi Alexander l’a annoncé le 22 septembre 2026 à Manchester, lors de la conférence Making Active Places organisée aux Aviva Studios, dans un discours publié par le gouvernement britannique. Elle y promet d’aller « à fond sur les mobilités actives », tout en assurant qu’on ne la verra pas « mener la charge de la brigade du Lycra ».


Ce que le National Cycle Network doit en faire

Dans son discours, Heidi Alexander détaille l’usage attendu de l’enveloppe : entretenir et étendre ce réseau de 12 000 miles, réparer des ponts, mettre à jour la signalisation et développer de nouveaux itinéraires autour de la ligne à grande vitesse HS2.

La Walk Wheel Cycle Trust, l’association qui s’appelait Sustrans et qui gère le réseau, précise le cadre dans son communiqué : les 104 millions de livres viennent d’Active Travel England, l’agence publique des mobilités actives, et doivent améliorer et entretenir les itinéraires en Angleterre sur quatre ans. La liste des chantiers comprend la suppression ou la refonte des barrières qui gênent l’accès, la création de nouveaux tronçons à l’écart de la circulation, l’élargissement et le resurfaçage des chemins, et la biodiversité le long des parcours. Une partie doit aussi financer des initiatives locales pour encourager la marche et le vélo au quotidien, comme les trajets vers l’école.

Pour la Trust, le changement tient surtout à la durée. Jusqu’ici, selon elle, le financement du réseau était généralement attribué année par année, ce qui compliquait toute planification à long terme. Sa directrice générale, Sarah Roberts, décrit le réseau comme ce qui permet de « marcher, rouler et pédaler en confiance », et le communiqué juge le financement pluriannuel « une étape importante ». L’association rappelle viser 1 000 miles de réseau nouveaux ou améliorés d’ici 2030. Selon road.cc, le commissaire aux mobilités actives Chris Boardman parle d’un « investissement record » qui apporte « la visibilité à long terme » nécessaire pour améliorer et étendre le réseau.

Stand de la Walk Wheel Cycle Trust, gestionnaire du National Cycle Network, avec une personne en gilet jaune
Stand de la Walk Wheel Cycle Trust, l’ex-Sustrans qui gère le réseau. Photo : Walk Wheel Cycle Trust

26 millions de livres par an, « le prix d’un carrefour » selon Laura Laker

Selon road.cc, certains militants du vélo qui connaissent bien le réseau restent sceptiques. Laura Laker, journaliste et autrice de Potholes and Pavements, un livre consacré au réseau, a fait le calcul sur Bluesky le jour même : « Si un financement de long terme est essentiel au succès du National Cycle Network, 104 M£ sur quatre ans, cela fait 26 M£ par an… l’équivalent de la rénovation d’un seul carrefour sur une route de catégorie A. » Elle rapproche aussi la somme de l’objectif de près de 7 000 miles ajoutés ou améliorés d’ici 2030 sur le réseau national et des itinéraires locaux plus larges qu’elle attribue à la stratégie gouvernementale pour le vélo et la marche, et en tire un ratio de 14 857 livres par mile.

Le gouvernement, lui, inscrit l’annonce dans un ensemble plus large. Heidi Alexander affirme que des milliards seront investis dans les mobilités actives d’ici 2030, et fixe l’objectif d’au moins 60 % des enfants allant à l’école à pied ou à vélo d’ici 2035, en s’appuyant sur un accord passé avec les maires pour 3 500 miles de trottoirs, de traversées sécurisées et de pistes cyclables.

Le National Cycle Network vient de fêter ses 30 ans, rappelle la Trust. Ses gestionnaires disposent désormais d’une visibilité sur quatre ans ; le débat porte sur ce qu’en moyenne 26 millions de livres par an permettront de remettre en état sur les itinéraires anglais.

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