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Forest déploie 900 vélos électriques à Ealing et couvre 20 boroughs londoniens

Vingt boroughs d'un seul tenant, 900 vélos de plus à Ealing, le trajet à 1 livre jusqu'à fin août : Forest étend sa flotte sans borne à l'ouest de Londres.

Forest déploie 900 vélos électriques à Ealing et couvre 20 boroughs londoniens

EN BREF

Depuis le 30 juillet, l’opérateur londonien Forest déploie 900 vélos électriques en libre-service dans le borough d’Ealing, à l’ouest de Londres. Le service couvre désormais 20 boroughs de la capitale et forme, selon l’entreprise, le plus grand territoire d’un seul tenant parmi les flottes sans borne de la ville. Pour lancer l’usage, les trajets au départ d’Ealing sont facturés 1 livre jusqu’à la fin du mois d’août. Selon micromobilitybiz, un tarif social baptisé Friends of the Forest, déjà en vigueur ailleurs à Londres, doit être étendu à terme aux habitants d’Ealing : 50 % de réduction pour les usagers à faibles revenus, les travailleurs essentiels, le personnel du NHS, les personnes handicapées, les aidants, les étudiants et les plus de 60 ans.


Londres a confié ses vélos en libre-service sans borne à des opérateurs privés, là où Paris passe par une délégation de service public. La capitale britannique les laisse se disputer ses trottoirs, borough par borough, dans une mosaïque administrative où un trajet peut s’arrêter net parce qu’on a franchi une frontière invisible. C’est cette mosaïque que Forest vient de recoudre un peu plus.


Vingt boroughs londoniens d’un seul tenant

Avec Ealing, Forest atteint 20 boroughs londoniens. Le chiffre compte moins que sa géographie : Ealing touche Brent, Hounslow et Hammersmith & Fulham, trois boroughs déjà couverts. L’opérateur revendique donc désormais le plus grand territoire d’un seul tenant parmi les services de vélos en libre-service sans borne de la capitale.

« Opérant sur 20 boroughs, nous sommes désormais en mesure d’offrir le plus grand réseau continu de Londres », déclare Alex Berwin, responsable des affaires publiques de Forest. La formule dit exactement ce qui se joue : dans un système où chaque commune négocie ses propres règles, la continuité vaut plus que le nombre.

Pour marquer le lancement, Forest applique un tarif d’appel de 1 livre par trajet au départ d’Ealing, jusqu’à la fin du mois d’août 2026. L’exploitation s’appuie sur un entrepôt de 65 000 pieds carrés situé sur Hythe Road, à Hammersmith & Fulham.

Un tarif social et une brigade anti-feu rouge

Deux dispositifs sont annoncés autour de l’arrivée. Le premier, Friends of the Forest, doit être étendu à terme aux habitants d’Ealing : une réduction de 50 % — soit 0,17 livre la minute selon micromobilitybiz — réservée aux usagers à faibles revenus, aux travailleurs essentiels, au personnel du NHS, aux personnes handicapées, aux aidants, aux étudiants et aux plus de 60 ans.

Le second est plus inhabituel. Toujours selon micromobilitybiz, Forest Force est une équipe dédiée, déployée aux carrefours identifiés comme les plus à risque, chargée de s’attaquer aux franchissements de feu rouge et à la circulation sur les trottoirs, et d’arrêter et sanctionner les usagers Forest en infraction. Forest annonce qu’il travaillera avec le conseil municipal d’Ealing et l’association Ealing Cycling pour déterminer les carrefours à cibler. Un opérateur qui finance lui-même la police du comportement de ses propres usagers : la démarche est intéressée, mais elle vise une part réelle de l’hostilité contre les flottes en libre-service à Londres.

Plus tôt cette année, Forest avait lancé à l’échelle de Londres un fonds d’investissement de 200 000 livres par an, destiné selon cyclingindustry.news à soutenir des projets environnementaux, sociaux et économiques. L’opérateur revendique par ailleurs plus de 1,5 million de clients dans la capitale.

Reste que rien de tout cela ne relève de la politique publique. Londres continue de construire son réseau de vélos partagés par accords locaux successifs, sans schéma d’ensemble — un modèle que la France, avec ses délégations de service public, a choisi de ne pas suivre. Vu de Paris, la carte de Forest ressemble moins à un réseau planifié qu’à une démonstration : ce qu’un opérateur privé parvient à agréger de lui-même, borough après borough.

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