EN BREF
Urban Arrow, spécialiste néerlandais du biporteur à caisse avant, a lancé le 13 août aux États-Unis et au Canada le Breeze, son premier vélo cargo longtail — un modèle déjà au catalogue européen depuis l’automne 2025. La marque explique venir chercher là où se trouve le gros du marché : selon son directeur général pour l’Amérique du Nord, les longtails représentent la majorité du marché du cargo électrique sur ce continent. Le vélo pèse 35 kg, roule en 24 pouces, embarque un moteur Bosch Cargo Line, un moyeu Enviolo et une courroie Gates, et accepte 80 kg sur son porte-bagages arrière — soit deux enfants. Il est vendu 6 999 dollars aux États-Unis, accessoires compris, et distribué aussi au Canada ; la fiche nord-américaine indique un seul coloris, vert.
| Prix | 6 999 dollars (États-Unis ; tarif canadien non communiqué) |
| Poids | 35 kg |
| Moteur | Bosch Cargo Line |
| Transmission | Moyeu Enviolo à variation continue, courroie carbone Gates |
| Roues | 24 pouces |
| Charge arrière | 80 kg |
| Charge avant | 15 kg |
| Poids maxi du cycliste | 120 kg |
| Coloris (Amérique du Nord) | Vert |
Pendant quatorze ans, Urban Arrow n’a construit qu’une seule silhouette : la caisse avant. Le Family, le Shorty, le Cargo partagent ce grand bac entre le guidon et la roue avant, devenu la signature visuelle de la marque. Avec le Breeze, arrivé au catalogue européen à l’automne 2025 et lancé le 13 août en Amérique du Nord, le constructeur néerlandais a fait un pas de côté : selon la marque, c’est son premier longtail, et le chargement passe derrière le cycliste, sur un porte-bagages allongé. Electrek rappelle qu’Urban Arrow a bâti sa réputation sur les biporteurs à caisse avant pendant quatorze ans.
Le vélo cargo longtail là où est le marché
Le raisonnement est assumé. « Les vélos cargo longtail représentent la majorité du marché du cargo électrique en Amérique du Nord », déclare Mark Danhof, directeur général d’Urban Arrow North America, dans le communiqué de lancement. « Avec le Breeze, nous amenons notre expérience du vélo cargo familial dans ce segment, en proposant une alternative premium aux cyclistes qui privilégient la sécurité, la durabilité et la fiabilité sur la durée. »
Le format est déjà bien occupé, de Tern à Yuba en passant par Decathlon. Sa promesse est connue — un vélo qui reste maniable et se gare comme un vélo ordinaire, là où un biporteur à caisse impose sa longueur et son rayon de braquage. Urban Arrow reprend d’ailleurs cet argument mot pour mot sur sa page produit : le Breeze est présenté comme « aussi compact qu’un vélo classique, avec la capacité d’un vélo cargo ».
Reste que la marque arrive tard dans un segment déjà occupé, et qu’elle n’y arrive pas par le prix.

Ce que transporte le Breeze
Les chiffres officiels sont clairs. Le vélo pèse 35 kg à vide. Selon la fiche officielle, son porte-bagages arrière accepte 80 kg, l’avant 15 kg, et le poids maximal du cycliste est fixé à 120 kg. Sur l’arrière, Urban Arrow annonce jusqu’à deux enfants : deux sièges MIK-HD pour les plus jeunes, la barre de protection pour les plus grands, ou une combinaison siège + coussin.
Les roues méritent qu’on s’y arrête. Là où beaucoup de longtails montent une petite roue arrière de 20 pouces pour abaisser le plancher de charge, le Breeze roule en 24 pouces. Urban Arrow justifie ce choix par une stabilité maximale « même à vitesse élevée, que vous soyez chargé à bloc ou seul sur le vélo », et par le confort sur mauvais revêtement.
Côté motorisation, la marque va chercher le haut du catalogue Bosch : le moteur Cargo Line, associé à un moyeu Enviolo à variation continue et à une courroie carbone Gates. Un attelage sans chaîne ni dérailleur, plus cher à l’achat, mais qui demande peu d’entretien — un argument qui compte sur un vélo destiné à rouler tous les jours, chargé.

Un prix américain, accessoires compris
Le Breeze est vendu à partir de 6 999 dollars aux États-Unis, chez des revendeurs sélectionnés, et distribué aussi au Canada, dans un seul coloris vert. Le communiqué ne donne pas de tarif canadien. C’est un tarif de gamme haute, mais il inclut ce que beaucoup de concurrents facturent en supplément : la barre de protection, deux coussins d’assise, le porte-bagages avant MIK, le porte-bagages arrière MIK-HD, les repose-pieds et les protège-rayons. Les deux porte-bagages utilisent le standard MIK, qui permet de changer d’accessoire sans outil.
Côté européen, le Breeze n’a rien d’une nouveauté. Il figure au catalogue d’Urban Arrow depuis l’automne 2025, avec une fiche produit française, un configurateur et des accessoires dédiés. Le communiqué du 13 août ne concerne donc que le marché nord-américain : ce n’est pas la naissance du modèle, c’est son passage de l’autre côté de l’Atlantique. La marque revendique d’ailleurs déjà deux prix de design européens pour ce vélo.



