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Londres : plus de 2 500 vélos et trottinettes électriques illégaux saisis depuis janvier

La police de Londres a saisi plus de 2 500 vélos et trottinettes électriques illégaux en 2026, dépassant déjà le total de toute l'année 2025.

Londres : plus de 2 500 vélos et trottinettes électriques illégaux saisis depuis janvier

EN BREF

La police de Londres a saisi plus de 2 500 vélos et trottinettes électriques illégaux en 2026, dépassant déjà les 2 241 saisies de toute l’année 2025. Le 25 juillet, l’opération Lexand a permis d’en immobiliser 36 en une journée aux abords de la station Tottenham Court Road — 29 vélos et 7 trottinettes. Pour trancher sur place, les policiers utilisent des bancs à rouleaux portables qui mesurent la vitesse d’un vélo en une minute environ : au-delà de 15,5 mph, soit 25 km/h, l’assistance n’est plus légale. Certains modèles contrôlés dépassaient 27 mph. C’est la septième opération de ce type cette année, cinq autres sont programmées d’ici la fin de l’été.


Un banc à rouleaux posé sur le trottoir, un vélo électrique dessus, et une minute pour savoir s’il est légal. C’est la scène qui s’est répétée vendredi 25 juillet aux abords de la station Tottenham Court Road, en plein centre de Londres. Bilan de la journée : 29 vélos électriques et 7 trottinettes saisis, et deux interpellations.


Un record de saisies de vélos électriques illégaux battu à mi-année

Le chiffre qui a fait sortir l’information : la Metropolitan Police a saisi plus de 2 500 vélos et trottinettes électriques illégaux en 2026, contre 2 241 sur l’intégralité de l’année 2025. Le record précédent est donc tombé avant même la fin juillet. L’opération Lexand du 25 juillet était la septième de ce type dans la capitale cette année ; cinq autres sont programmées d’ici la fin de l’été.

« Nous avons entendu haut et fort que les Londoniens en ont assez de l’usage criminel et antisocial des vélos électriques », déclare le commander Neerav Patel, qui pilote le dispositif. Son adjoint sur le terrain, le superintendent Luke Baldock, note un changement d’ambiance : « D’habitude on se fait beaucoup enguirlander quand on sort comme ça, mais là c’est le jour et la nuit. »

Une minute sur un banc à rouleaux pour trancher

C’est l’outil qui change la donne. La Met déploie deux bancs à rouleaux Dynostar et deux kits portables Wenger, qui fonctionnent, décrit LBC, comme des tapis de course et permettent de mesurer la vitesse d’une machine sur place. Un contrôle prend environ une minute. Selon Electrek, la Met est l’une des deux seules forces de police du Royaume-Uni à déployer ce matériel portable.

La règle est nette : un véhicule ne doit pas dépasser 15,5 mph, soit 25 km/h, en propulsion électrique — que celle-ci passe par les pédales, la batterie ou une poignée d’accélérateur. Certains vélos contrôlés le 25 juillet dépassaient 27 mph. Parmi les marques saisies figurent Engwe, Fiido, Hitway et Super73. Les trottinettes électriques privées, elles, relèvent d’un autre régime : elles sont purement et simplement illégales sur la voie publique au Royaume-Uni, quelle que soit leur vitesse.

Les véhicules saisis sont conservés quatorze jours, le temps que leur propriétaire produise les documents nécessaires. Passé ce délai, ils sont recyclés ou détruits.

Derrière les saisies, les vols de téléphone

Ce n’est pas un contrôle technique déguisé. La cible affichée, ce sont les machines débridées utilisées pour arracher des téléphones et repartir avant que quiconque ait le temps de réagir. « Le vol de téléphone dans le West End, de plus en plus commis par des voleurs circulant sur des vélos électriques illégaux, a presque été divisé par deux », affirme Neerav Patel.

À l’échelle de Londres, la Met met en avant, sur les douze mois à fin juin, une baisse de 14 % des délits de proximité — 35 000 faits de moins — de 23 % des vols à la personne, soit 23 311 faits de moins, et de 11 % des vols avec violence, soit 2 943 de moins. Ces chiffres couvrent l’ensemble de la délinquance londonienne, bien au-delà des seules opérations vélo, et aucune source ne leur attribue une cause unique.

Reste que le dispositif se joue au bout de la chaîne. Un banc à rouleaux mesure une machine déjà en circulation, une fois qu’elle roule dans Londres : à ce stade, c’est l’utilisateur qui repart à pied. Avec cinq opérations encore programmées d’ici la fin de l’été, la Met a de quoi faire grimper son compteur — la question de savoir où ces vélos entrent sur le marché, elle, n’est pas de son ressort.

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