EN BREF
Marin renouvelle son VTT électrique d’enduro, l’Alpine Trail E. La nouvelle version perd 1,35 kg — 26,45 kg en taille L sur la finition haut de gamme, contre 27,8 kg auparavant — tout en gagnant en puissance. Le moteur Bosch passe à sa cinquième génération avec 120 Nm de couple, contre 85, et la batterie grimpe à 800 Wh sans alourdir le vélo. Trois versions sont annoncées, de 4 999 à environ 8 000 euros, garantie cadre de cinq ans à la clé.
| Moteur | Bosch Performance Line CX, 5ᵉ génération — 120 Nm, 750 W en pointe |
| Assistance | jusqu’à 600 % |
| Batterie | PowerTube 800 Wh (option 600 Wh ; extension PowerMore 250 Wh) |
| Poids | 26,45 kg (taille L, version EXR) |
| Débattement | 170 mm à l’avant / 160 mm à l’arrière (suspension MultiTrac 2) |
| Roues | configuration mullet : 29″ à l’avant, 27,5″ à l’arrière |
| Géométrie | angle de direction 63,5° · angle de selle 78,5° |
| Écran | Bosch Kiox 400C couleur |
| Versions | E1 à 4 999 € · E2 à 6 799 € · EXR à environ 8 000 € |
| Garantie cadre | 5 ans |
Alléger un VTT électrique d’enduro tout en lui donnant plus de couple : voilà le programme de Marin pour la nouvelle version de son Alpine Trail E. L’ancien modèle pesait 27,8 kg en taille L, avec un moteur Bosch de 85 Nm et une batterie de 750 Wh. La marque américaine a repris la plateforme pour gagner sur les deux tableaux — moins de poids à traîner, plus de pêche sous la pédale.
Un kilo et demi gagné, du cadre à la batterie
Le régime commence par le cadre. En aluminium, il perd 445 grammes grâce à un travail d’optimisation sur plusieurs zones : le berceau qui accueille le moteur, le tube diagonal, les biellettes de la suspension et les haubans, ces tubes qui relient la selle à la roue arrière. Le nouveau moteur Bosch Performance Line CX, dans sa cinquième génération, fait gagner 100 grammes de plus. Il délivre surtout 120 Nm de couple, contre 85 auparavant — c’est la force qui arrache le vélo dans les montées les plus raides. Ajoutez 750 watts de puissance de pointe et jusqu’à 600 % d’assistance : à chaque coup de pédale, le moteur peut multiplier l’effort par six. La suspension arrière MultiTrac 2 conserve, elle, ses 160 mm de débattement.
Le plus contre-intuitif vient de la batterie. La PowerTube de 800 Wh pèse 400 grammes de moins que l’ancienne 750 Wh, tout en stockant davantage d’énergie — donc en offrant plus d’autonomie. Une option 600 Wh allège encore le vélo de 900 grammes, pour qui préfère la légèreté à la distance. Le cadre accepte aussi l’extension PowerMore de 250 Wh, et gagne 37 mm de garde au sol, la hauteur entre le bas du cadre et le sol : de quoi taper moins souvent dans les rochers. Au total, la balance affiche 26,45 kg en taille L sur la version EXR, soit 1,35 kg de moins que le modèle précédent.


Une géométrie classique, des réglages à la carte
Côté géométrie, rien d’exotique. La fourche offre 170 mm de débattement à l’avant, la suspension arrière 160 mm : du grand classique pour l’enduro. L’angle de direction de 63,5° est volontairement couché — plus il l’est, plus le vélo reste stable à grande vitesse en descente. L’angle de selle de 78,5°, bien redressé, installe le pédaleur dans une bonne position pour grimper. Un compromis sans fausse note entre stabilité et efficacité.
La configuration mullet est de la partie : une grande roue de 29 pouces à l’avant, une plus petite de 27,5 à l’arrière. La grande avale mieux les obstacles, la petite rend le vélo plus vif. Plusieurs concurrents passent désormais au double 29 pouces, mais le mullet garde ses partisans.
Pour les amateurs de réglages, un flip-chip — un petit insert réversible — ajuste la hauteur du boîtier de pédalier de ± 6 mm et l’empattement, la distance entre les deux roues, de ± 8 mm. Une coupelle de direction modifie l’angle de chasse de ± 0,75°, ce qui change légèrement le comportement du guidon. Deux bonnes nouvelles pour finir : même la taille S reçoit la batterie de 800 Wh, et tous les modèles embarquent l’écran couleur Bosch Kiox 400C, efficace sans être renversant.
Trois versions, de 4 999 à 8 000 euros
L’Alpine Trail E1 ouvre la gamme à 4 999 € : fourche X-Fusion Vengeance, amortisseur H3A, freins TRP DHR EVO Comp et transmission Shimano CUES à 10 vitesses. Le E2, à 6 799 €, monte d’un cran avec des suspensions RockShox Zeb Select+ et Vivid Select+, une transmission SRAM Eagle 70/90 et des freins SRAM Maven Bronze. L’EXR, autour de 8 000 €, rassemble le haut du panier : suspensions RockShox Ultimate, transmission électronique sans fil SRAM GX Eagle AXS, freins Maven Silver et roues DT Swiss.
Toute la gamme est couverte par une garantie cadre de cinq ans. Après le gravel Lombard E, Marin poursuit son développement sur l’électrique avec un tarif agressif, face aux mastodontes du segment. Pas si mal pour une marque qu’on n’attend pas forcément en tête sur l’enduro électrique.



