EN BREF
Le gouvernement britannique a ouvert le 5 novembre une consultation sur un régime de licences pour les vélos et vélos électriques en libre-service en Angleterre. Les élus locaux pourraient autoriser les opérateurs sur leur territoire, leur imposer des normes minimales, fixer des frais et exiger le partage de leurs données. Le texte propose aussi des flottes et des zones définies, des amendes contre les usages interdits et, peut-être, une assurance obligatoire pour les opérateurs. À Londres, ces pouvoirs iraient à Transport for London. La consultation est ouverte jusqu’au 31 décembre 2026.
Le communiqué ne prend pas de gants : il promet de mettre fin au stationnement « far west » des vélos en libre-service électriques. Lime, Voi, Beryl, Dott, Forest et Bolt y sont cités comme exemples de services de plus en plus utilisés pour se déplacer.
Des licences pour les vélos en libre-service
La consultation, intitulée « Shared cycle scheme licensing » (licences des services de vélos partagés), ne concerne que l’Angleterre. Elle propose des normes nationales pour rendre les trajets plus sûrs et garder les trottoirs dégagés, en particulier pour les personnes en fauteuil roulant et les familles avec poussette.
Les élus locaux pourraient délivrer des licences aux services présents dans leur zone, ce qui leur permettrait d’imposer des normes minimales et de mieux intégrer les vélos électriques aux réseaux de transport existants. Le gouvernement envisage de leur donner des pouvoirs supplémentaires : fixer des frais et obliger les opérateurs à partager leurs données, pour faciliter les contrôles et le calcul d’itinéraires.

Flottes limitées, amendes et assurance
Le communiqué propose que les opérateurs présentent des plans de gestion de leur flotte, avec un nombre de vélos et des zones d’activité définis, pour éviter d’encombrer les rues. Ils devraient aussi prévoir un plan contre les usages antisociaux et illégaux : empêcher de rouler en état d’ivresse, avant l’âge requis ou sur les trottoirs, avec des conséquences claires comme des amendes.
Une obligation d’assurance pour les opérateurs est également à l’étude, pour que les victimes d’un usager de vélo partagé puissent être indemnisées. À Londres, la ministre des Transports Heidi Alexander travaille avec le maire et Transport for London pour confier ces nouveaux pouvoirs à TfL, afin que les règles s’appliquent de la même façon dans toute la capitale.
Le Premier ministre Andy Burnham a résumé l’enjeu ainsi :
« Les vélos électriques peuvent rendre les déplacements un peu plus faciles, mais quand ils bloquent les trottoirs ou sont utilisés de manière irresponsable, ils peuvent être une vraie source de frustration. »
Andy Burnham, Premier ministre britannique
Une consultation ouverte jusqu’au 31 décembre
Les réponses sont attendues jusqu’au 31 décembre 2026 à 23 h 59. Le gouvernement rappelle en parallèle que 4,5 milliards de livres seront investis pour les mobilités actives sur les cinq prochaines années, dont 104 millions récemment consacrés aux quelque 12 000 miles d’itinéraires cyclables du Royaume-Uni.







