EN BREF
Le Tour de France 2026 s’élance de Barcelone le samedi 4 juillet et s’achève à Paris le 26 juillet, après 3 333 km et 54 450 m de dénivelé. L’édition démarre par un contre-la-montre par équipes — le premier depuis 1971 — doté d’une règle inédite : chaque coureur reçoit son propre temps. Le parcours enchaîne cinq massifs, huit étapes de montagne et cinq arrivées au sommet, dont deux à l’Alpe d’Huez sur deux jours consécutifs, du jamais-vu. Le dernier jour ramène le peloton à Paris par la butte Montmartre, gravie trois fois. Tadej Pogačar, tenant du titre, et Jonas Vingegaard font figure de favoris.
Le Tour de France 2026 part de Barcelone ce samedi 4 juillet, plus au sud qu’aucun autre Grand Départ dans l’histoire de la course. Vingt-et-une étapes plus tard, le 26 juillet, l’arrivée sera jugée à Paris. Entre les deux, les organisateurs ont dessiné un parcours qui bouscule les habitudes : un chrono par équipes en ouverture, un seul contre-la-montre individuel placé très tard, et deux arrivées d’affilée sur l’Alpe d’Huez.
Un Grand Départ catalan et un chrono par équipes revisité
C’est la troisième fois que le Tour s’élance d’Espagne, et la première depuis Barcelone. La ville devient le point de départ le plus méridional de l’histoire de l’épreuve. Les trois premières étapes se courent en Catalogne avant que la course ne bascule côté français : la troisième franchit les Pyrénées-Orientales pour rejoindre Les Angles.
L’ouverture, elle, tranche avec les habitudes. La première étape est un contre-la-montre par équipes de 19,6 km dans les rues de Barcelone, avec une arrivée sur les pentes de Montjuïc. C’est le premier chrono par équipes au programme du Tour depuis 1971. Surtout, il change de nature : au lieu d’attribuer le même temps à toute l’équipe, le règlement 2026 donne à chaque coureur son temps réel. De quoi transformer l’exercice de coordination collective en un long lancement où chacun joue sa place au classement général.
La première semaine la plus dure de mémoire récente
Passé la Catalogne, le peloton remonte vers le nord par paliers, en traversant successivement les Pyrénées, le Massif central, les Vosges, le Jura et les Alpes. Cette progression en escalier évite de tout jouer d’un coup et laisse la fatigue s’accumuler sur trois semaines.
La montagne arrive tôt. Dès la sixième étape, l’arrivée est jugée en altitude à Gavarnie-Gèdre, au cœur des Pyrénées. Suivront le Plateau de Solaison — inédit sur le Tour — lors de la quinzième étape, puis Orcières-Merlette à la dix-huitième, avant le morceau de bravoure alpestre.

Deux fois l’Alpe d’Huez, du jamais-vu en 113 éditions
Le Tour a déjà fait étape à l’Alpe d’Huez une trentaine de fois, mais jamais deux jours de suite. En 2026, les dix-neuvième et vingtième étapes s’y achèvent toutes les deux.
La première, courte (127,9 km), attaque l’Alpe après le Col Bayard, le Col du Noyer et le Col d’Ornon ; la montée finale fait 13,8 km à 8,1 % de moyenne. La seconde est l’étape reine, avec environ 5 600 m de dénivelé : Col de la Croix de Fer, Col du Télégraphe, Col du Galibier, puis le Col de Sarenne avant de remonter une dernière fois vers les 21 virages. Deux ascensions du même géant en vingt-quatre heures : l’idée n’avait jamais été tentée en 113 éditions.
Un seul chrono individuel, et des sprints qui comptent de nouveau
Fait rare, le Tour 2026 ne compte qu’un seul contre-la-montre individuel, et il tombe tard : 26,1 km entre Évian et Thonon-les-Bains lors de la seizième étape, en pleine troisième semaine. De quoi garder le suspense au général jusqu’aux Alpes.
Autre nouveauté, plus discrète : plusieurs sprints intermédiaires par étape font leur retour, une première depuis 2010. Les points ne se joueront plus sur un seul emballage, ce qui devrait animer les étapes de plaine et relancer la lutte pour le maillot vert.
Paris par la butte Montmartre, au plus près de l’arrivée
La dernière étape part de Thoiry pour 133 km jusqu’aux Champs-Élysées. Comme en 2025, elle emprunte la Côte de la Butte Montmartre, un raidillon pavé de 1,1 km à 5,9 % de moyenne, gravi trois fois.
La différence tient à l’emplacement : le dernier passage au sommet se fait à 10,3 km de la ligne, plus près de l’arrivée que l’an dernier. L’an passé, c’est sur ces pavés que Wout van Aert avait lâché Tadej Pogačar pour s’imposer. De quoi espérer un dénouement moins convenu qu’un simple sprint sur les Champs.
Les 21 étapes, jour par jour
| Étape | Date | Parcours | Distance | Type |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Sam 4 juil | Barcelone → Barcelone | 19,6 km | CLM par équipes |
| 2 | Dim 5 juil | Tarragone → Barcelone | 168,5 km | Accidentée |
| 3 | Lun 6 juil | Granollers → Les Angles | 195,9 km | Montagne |
| 4 | Mar 7 juil | Carcassonne → Foix | 181,9 km | Accidentée |
| 5 | Mer 8 juil | Lannemezan → Pau | 158,3 km | Plaine |
| 6 | Jeu 9 juil | Pau → Gavarnie-Gèdre | 186,2 km | Montagne |
| 7 | Ven 10 juil | Hagetmau → Bordeaux | 175,1 km | Plaine |
| 8 | Sam 11 juil | Périgueux → Bergerac | 180,4 km | Plaine |
| 9 | Dim 12 juil | Malemort → Ussel | 185,5 km | Accidentée |
| — | Lun 13 juil | Journée de repos (Cantal) | — | Repos |
| 10 | Mar 14 juil | Aurillac → Le Lioran | 166,6 km | Montagne |
| 11 | Mer 15 juil | Vichy → Nevers | 161,3 km | Plaine |
| 12 | Jeu 16 juil | Nevers Magny-Cours → Chalon-sur-Saône | 179,1 km | Plaine |
| 13 | Ven 17 juil | Dole → Belfort | 205,8 km | Accidentée |
| 14 | Sam 18 juil | Mulhouse → Le Markstein | 155,3 km | Montagne |
| 15 | Dim 19 juil | Champagnole → Plateau de Solaison | 183,9 km | Montagne |
| — | Lun 20 juil | Journée de repos (Haute-Savoie) | — | Repos |
| 16 | Mar 21 juil | Évian → Thonon-les-Bains | 26,1 km | CLM individuel |
| 17 | Mer 22 juil | Chambéry → Voiron | 174,7 km | Plaine |
| 18 | Jeu 23 juil | Voiron → Orcières-Merlette | 185,2 km | Montagne |
| 19 | Ven 24 juil | Gap → Alpe d’Huez | 127,9 km | Montagne |
| 20 | Sam 25 juil | Bourg-d’Oisans → Alpe d’Huez | 170,9 km | Montagne (reine) |
| 21 | Dim 26 juil | Thoiry → Paris (Champs-Élysées) | 133 km | Plaine |

Pogačar et Vingegaard, le duel attendu
Comme les années précédentes, la lutte pour la victoire finale se resserre autour de deux hommes. Tadej Pogačar, vainqueur sortant et déjà quadruple lauréat, vise un cinquième Tour. Jonas Vingegaard reste son principal rival. Reste à voir si le parcours le plus accidenté de ces dernières années rebat les cartes ou confirme la hiérarchie.



