EN BREF
À Richmond Park, l’un des parcs royaux de Londres, l’association Richmond Park Cyclists a recensé au moins sept incidents impliquant des conducteurs masqués sur des motos électriques illégalement modifiées, qui harcèlent et intimident les cyclistes. Le 23 août, un garçon de 12 ans s’est fait voler son VTT dans le parc. Selon le sergent Richard Wright, de la Metropolitan Police, cité par road.cc, aucun de ces épisodes n’a jusqu’ici impliqué de lame ni de cycliste jeté au sol, contrairement à des occasions précédentes. Le président du club London Dynamo rapporte pour sa part qu’un nombre appréciable de ses membres évitent désormais le parc.
Richmond Park est un parc royal de Londres, et sa boucle routière sert de terrain d’entraînement à des clubs de la capitale. Une partie d’entre eux préfère aujourd’hui aller ailleurs. Le média britannique road.cc rapporte que des conducteurs masqués, sur des motos électriques illégalement modifiées, y prennent les cyclistes en chasse. (Citations traduites de l’anglais.)
Richmond Park : sept incidents recensés
Le point de départ est un vol. Selon road.cc, un garçon de 12 ans s’est fait dérober son VTT alors qu’il traversait le parc à vélo, le dimanche 23 août. Autour de ce fait, l’association Richmond Park Cyclists — qui fédère plusieurs clubs et pratiquants locaux — a rassemblé au moins sept autres incidents, tous impliquant, d’après le même article, des conducteurs masqués sur des motos électriques illégalement modifiées.
Selon road.cc, des cyclistes rapportent avoir été poursuivis puis encerclés par ces motards, ce qui les a contraints à s’arrêter ou à chercher la sécurité du groupe. C’est ce que Paul Harknett, président de Richmond Park Cyclists, résume par une phrase : « Le problème, pour moi, c’est la peur », déclare-t-il à road.cc.
Ni arme blanche, ni cycliste mis à terre jusqu’ici, selon la police
C’est le second temps du récit, et il vient de l’association elle-même. Harknett tient à ne pas grossir le trait : « Je ne veux pas laisser croire qu’il s’agit de véritables crimes. Ce que la police a beaucoup insisté à souligner, c’est qu’elle n’a encore reçu aucun signalement d’arme montrée, et qu’elle n’a encore entendu parler de personne qui aurait réellement été renversé ou poussé à terre à la suite des agissements de ces individus », dit-il à road.cc.
La police confirme cette lecture. Le sergent Richard Wright, de l’équipe South Richmond Safer Neighbourhood de la Metropolitan Police, a indiqué à l’association qu’« aucun des incidents survenus jusqu’ici n’a impliqué l’usage de lames et aucun cycliste n’a été jeté au sol, deux éléments qui, eux, ont été constatés lors d’occasions précédentes ».

Des clubs qui désertent le parc
L’effet, lui, s’est installé. Andy Taylor, président du club London Dynamo, décrit à road.cc une situation qu’il qualifie lui-même de navrante : « Le tableau honnête, c’est qu’un nombre appréciable de nos membres choisissent désormais d’éviter complètement le parc. » Le club a mis en place une routine : selon la même source, les faits sont diffusés en interne via un groupe WhatsApp dédié pour alerter les autres membres, et les personnes concernées sont invitées à porter plainte, au 999 pour ce qui est en cours ou par les canaux habituels sinon.
Selon road.cc, Richmond Park Cyclists a de son côté diffusé des consignes à ses membres et sympathisants : éviter autant que possible de rouler seul, et mettre pied à terre à l’approche d’un conducteur de deux-roues illégal plutôt que de risquer d’être poussé de son vélo.
Royal Parks, l’organisme caritatif qui gère le parc mais n’assure pas les opérations de police, maintient de son côté que « même si, comme dans tout espace public, des délits peuvent survenir, nous considérons Richmond Park comme un lieu sûr à visiter et restons engagés à travailler avec la police pour répondre à toute préoccupation émergente », selon la déclaration transmise à road.cc. L’organisme rappelle au passage que « la Metropolitan Police Service est responsable du maintien de l’ordre dans les Royal Parks, y compris de l’application du règlement des parcs ».
Reste un point sur lequel l’article de road.cc reste muet : la période sur laquelle ces sept incidents ont été recensés. Et selon la même source, le décompte est celui d’une association de cyclistes, pas un relevé policier. Ce qui est observable, en revanche, c’est le résultat : selon Paul Harknett, cité par road.cc, des enfants contournent désormais le parc au lieu de le traverser, se plaçant potentiellement en plus grand danger sur la South Circular Road ou sur les grands axes de la bordure est de Richmond Park.



