EN BREF
Au salon Eurobike 2026, la marque allemande Hepha a présenté l’Urban X, un concept de vélo de ville électrique. Sa batterie de 560 Wh récupère 80 % de charge en quinze minutes sur une borne, à la manière d’une voiture électrique. Le vélo se conduit en pédalant : son moteur central eCVT supprime les vitesses et freine électriquement. Hepha y ajoute un arsenal antivol — verrou dans le moyeu, alarme, traceur GPS et remplacement gratuit en cas de vol. Annoncé pour 2028, l’Urban X reste pour l’instant une vitrine technologique, sans prix communiqué.
| Modèle | Hepha Urban X (concept) |
| Type | Vélo de ville électrique |
| Moteur | Central eCVT (codéveloppé avec Gobao), 250 W, pointes à 1 000 W |
| Transmission | Boîte de vitesses intégrée, à courroie, plage de 400 % |
| Vitesse d’assistance | Bridée à 25 km/h (réglementation européenne) |
| Batterie | 560 Wh, logée sous la selle |
| Recharge | Ultra-rapide, 30 A (1 500 W) — 80 % en 15 minutes |
| Sécurité | Verrou de moyeu 2lock, alarme 3 niveaux, blocage par appli, traceur GPS |
| Disponibilité | Concept ; commercialisation visée en 2028 |
| Prix | Non communiqué |
Sur le stand Hepha de l’Eurobike 2026, à Francfort, un vélo blanc est posé à côté d’une borne de recharge. Pas un câble qui traîne, pas de dérailleur, à peine deux leviers au guidon. L’Urban X, que la marque allemande présente comme un concept, pousse à l’extrême une idée simple : un vélo électrique de ville qu’on enfourche, qu’on pédale, et qu’on branche comme une voiture électrique.
Pédaler, et rien d’autre
Au guidon, on ne trouve que les leviers de frein. Pas de sélecteur de vitesse, pas de bouton pour changer de mode d’assistance, pas même de sonnette apparente — seulement un halo lumineux qui renseigne sur l’état de la batterie. Tout le reste se joue plus bas, dans le pédalier.
Le moteur central, baptisé eCVT, a été mis au point avec le chinois Gobao. Il embarque une boîte de vitesses à courroie, avec une plage de développement de 400 %, qui se débrouille seule pour adapter le pédalage à la pente. Hepha annonce 250 W d’assistance, des pointes jusqu’à 1 000 W et le bridage à 25 km/h qu’impose la réglementation européenne.

Surtout, l’assistance dispose de son propre freinage électrique. Dans le trafic en accordéon, le vélo ralentit en récupérant de l’énergie, dans l’esprit du « one pedal » des voitures électriques. L’objectif affiché : pédaler, et ne s’occuper de rien d’autre. Des freins à disque restent là pour les arrêts francs.
Une recharge de voiture électrique
La batterie se cache sous la selle — une selle deux places, comme le veut une mode montante du vélo urbain. Hepha lui prête 560 Wh et ne communique, pour l’heure, aucune autonomie. Ce n’est pas vraiment le sujet : l’argument, ici, c’est la vitesse de recharge.

Le constructeur évoque une intensité de 30 A, soit 1 500 W — quinze fois plus, dit-il, qu’un chargeur classique. De quoi récupérer 80 % de batterie en quinze minutes. Le port de charge est intégré au vélo, que Hepha imagine branché sur des bornes installées près des commerces ou dans les parkings, comme un véhicule électrique à part entière.
Un verrou dans le moyeu, une alarme et un traceur
Une fois garé, l’Urban X empile les protections. D’abord un verrou mécanique, baptisé 2lock et logé dans le moyeu de la roue avant, que la marque dit inviolable. Ensuite une alarme à trois niveaux, capable de diffuser un message audio. Enfin un blocage électronique de l’assistance via l’application, qui permet aussi de signaler le vélo comme volé.
Et si le vélo disparaît malgré tout, un traceur GPS renseigne sa position — Hepha s’engageant alors à le remplacer gratuitement pendant trois ans.
Encore un concept, et pas de prix
Reste que l’Urban X n’existe, pour l’instant, que sous forme de vitrine. Certaines de ses trouvailles — la recharge rapide, le système de sécurité — doivent toutefois descendre sur d’autres modèles de la marque d’ici fin 2027, à commencer par le Hepha 8. Le vélo complet, lui, ne deviendrait réalité qu’en 2028, et Hepha juge encore trop tôt pour parler tarif.

D’ici là, l’Urban X tient surtout du laboratoire roulant : une façon, pour une marque encore peu connue hors d’Allemagne, de montrer où elle veut emmener le vélo de ville.



