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Decathlon lance en Belgique le leasing de vélos d’occasion, dès 23 €/mois

Decathlon lance « re-lease » en Belgique : des vélos de leasing reconditionnés au Circular Hub de Malines, reloués de 23 à 55 € par mois selon le modèle.

Decathlon lance en Belgique le leasing de vélos d’occasion, dès 23 €/mois

EN BREF

Decathlon lance en Belgique « re-lease », un service qui remet en location les vélos de leasing arrivés au terme de leur premier contrat de trois ans. Les machines repassent par le Circular Hub de l’enseigne à Malines, où elles subissent un contrôle technique, les réparations nécessaires et une série de tests avant de repartir. Le communiqué chiffre trois exemples : 55 € par mois pour un Stromer STR3 loué 110 € à l’état neuf, 40 € pour un vélo de course RCR-F Pro contre 80 €, et 23 € pour un cargo E-three 500 contre 45 €. Decathlon y voit la suite logique de la croissance de son propre leasing vélo, dont les nouveaux contrats ont progressé de 71 % sur un an.


Modèle cité en exempleValeur à neufLeasing à neufValeur d’occasion à 3 ansre-lease
Stromer STR38 200 €110 €/mois net (3 420 € tout compris sur 3 ans)4 100 €55 €/mois net (1 710 € tout compris sur 3 ans)
Vélo de course RCR-F Pro (Ultegra Di2 2×12)6 200 €80 €/mois net (2 690 € tout compris sur 3 ans)3 100 €40 €/mois net (1 345 € tout compris sur 3 ans)
Vélo cargo E-three 5002 700 €45 €/mois net (760 € tout compris sur 3 ans)1 350 €23 €/mois net (380 € tout compris sur 3 ans)

Le leasing vélo a fait apparaître un gisement particulier : des machines récentes, entretenues pendant trois ans par un professionnel, qui arrivent au terme de leur contrat. Decathlon en fait, avec re-lease, un débouché supplémentaire, en plus du stock d’occasion classique.


Comment fonctionne Decathlon re-lease

Le principe tient en une phrase : selon le communiqué, un vélo arrivé au terme de ses trois ans de leasing repart pour un second cycle de location. Entre les deux, il passe par le Circular Hub que Decathlon exploite à Malines, en Belgique. Le communiqué y décrit un contrôle technique, les réparations jugées nécessaires et une série de tests ; seuls les vélos qui en ressortent sans défaut entrent dans le programme.

L’enseigne précise que le reconditionnement de ses vélos en fin de leasing n’est pas une nouveauté pour elle : elle le pratique depuis plus de cinq ans. Ce qui change, c’est qu’un nouveau débouché s’ajoute à l’occasion : selon son état, le vélo rejoint soit le marché du reconditionné, soit une nouvelle formule locative, assurance et indemnité kilométrique comprises, sur un cycle de trois ans.

Carton portant le tampon bleu Certified by Decathlon et la mention Refurbished by our technicians
Au Circular Hub, les produits reconditionnés portent le tampon « Certified by Decathlon ». Photo Decathlon.

Côté distribution, le communiqué cite o2o Bicycle Leasing, Joule, Cyclis et VDW leasing comme partenaires de leasing, ainsi que Hellorider aux Pays-Bas.

Ce que coûte un vélo de seconde main en leasing

C’est là que l’offre devient lisible. Decathlon publie trois exemples complets, du prix neuf jusqu’à la mensualité de re-lease. Le communiqué résume l’écart en une phrase : « le re-lease coûte deux fois moins cher que le leasing ». Selon le communiqué, le speed pedelec Stromer STR3 vaut 8 200 € à neuf et se loue 110 € par mois en leasing classique, pour une valeur d’occasion estimée à 4 100 € au bout de trois ans — et 55 € par mois en re-lease ; le communiqué chiffre par ailleurs le coût total sur trois ans, assurances et indemnité kilométrique comprises, à 1 710 € contre 3 420 € pour le premier cycle.

Même logique sur le vélo de course RCR-F Pro équipé en Ultegra Di2 2×12 : 6 200 € à neuf, 80 € par mois d’abord, 40 € ensuite. Et sur le vélo cargo E-three 500, vendu 2 700 €, la mensualité passe de 45 à 23 €. Dans les trois cas, le communiqué chiffre aussi le coût total sur trois ans, assurances et indemnité kilométrique comprises : 2 690 € puis 1 345 € pour le RCR-F Pro, 760 € puis 380 € pour l’E-three 500.

Vélo de route rose clair du programme re-lease, monté sur un pied d'atelier, entouré de servantes à outils
Chaque vélo repasse par un contrôle technique et une série de tests avant d’entrer dans le programme. Photo Decathlon.

Un marché du leasing qui grossit vite

Le service arrive sur une base qui s’élargit. Decathlon fait état d’une progression de 71 % de ses nouveaux contrats de leasing vélo et de 81 % de son chiffre d’affaires sur cette activité, avec un panier moyen d’environ 3 000 €. L’enseigne se fixe un objectif de 1 500 vélos de leasing vendus d’ici fin 2026 et table sur une croissance de 65 % par an jusqu’en 2030.

Le leasing pèse déjà lourd sur certains segments de son catalogue : selon le communiqué, 23 % des vélos cargos et 26 % des Van Rysel écoulés par l’enseigne passent par cette voie. Mécaniquement, plus ce parc grandit, plus le réservoir de re-lease grandit avec lui — et c’est exactement l’argument de Nathan Goddefroy, responsable « Second Life » chez Decathlon Belgique : « Plus il y a de vélos de leasing mis en circulation aujourd’hui, plus l’offre de vélos d’occasion de qualité et bien entretenus deviendra importante ces prochaines années pour un second cycle de leasing. »

Reste la question que se poseront les lecteurs français : le communiqué du 17 septembre est signé par Decathlon Belgique et ne décrit le dispositif que pour ce marché. Il ne dit rien d’un déploiement dans d’autres pays.

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