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VividQ veut faire entrer des hologrammes de vélos dans les magasins

La société britannique VividQ teste dans des magasins de Cambridge des hologrammes de vélos que le client peut examiner sous tous les angles.

VividQ veut faire entrer des hologrammes de vélos dans les magasins
Logo VividQ

EN BREF

La société britannique VividQ affirme avoir mis au point une technologie d’hologrammes destinée aux magasins de vélo : le client choisirait un modèle dans un catalogue, le verrait apparaître en trois dimensions et pourrait en faire le tour. Selon Cycling Industry News, qui a assisté à une démonstration dans un bureau de Cambridge, des pilotes tournent déjà dans des magasins de la ville. L’entreprise revendique plus de cinquante brevets et vise une version à l’échelle d’une pièce entière d’ici environ douze mois. Pour un détaillant, le coût prendrait la forme d’un abonnement mensuel, au-delà d’un matériel comparable à de l’audiovisuel domestique.


Un magasin de vélo dispose d’une surface de vente et d’une trésorerie limitées, quand un catalogue, lui, se décline en tailles et en coloris. VividQ, société issue du milieu universitaire de Cambridge, propose d’y répondre par l’hologramme.


VividQ : des hologrammes de vélos dans un magasin

« Si l’idée que votre magasin dispose d’hologrammes 3D fidèles de milliers de vélos, qu’un client peut sélectionner et autour desquels il peut marcher en les examinant de près, ressemble à de la science-fiction, c’est parce que ça l’était — jusqu’à cette avancée majeure de VividQ », écrit Cycling Industry News. Le média professionnel britannique précise la difficulté de l’exercice : « Alors que les cinéastes nous trompent depuis des années, il est extrêmement difficile de produire de vrais hologrammes, avec une profondeur exacte, […] autour desquels on peut marcher. C’est une tâche qui a mis en échec des ingénieurs du monde entier pendant des décennies. »

Main tenant un smartphone transparent affichant une interface holographique dans la rue, image de communication VividQ
À illustrer

Ce que la démonstration montre, et ce qu’elle ne montre pas encore

Le journaliste décrit un dispositif encore préliminaire : il a été invité « à entrer dans une pièce sombre d’un bureau de Cambridge, où nous nous tenons avec une paire de lunettes légères, pendant qu’un employé lance le logiciel ». La version à l’échelle d’une pièce entière, elle, n’est pas là : « Le projet à plus long terme de VividQ, produire un hologramme à l’échelle d’une pièce, est à environ douze mois, estime l’entreprise, et elle dispose d’une parcelle de 25 m² à Hemel Hempstead où elle assemble une zone de démonstration. »

Sur le fond technique, Darran Milne, cofondateur et directeur général, met l’accent sur le logiciel plutôt que sur le matériel : « nous utilisons des composants standards du commerce », explique-t-il au média, qui écrit de son côté que l’entreprise compte plus de 50 brevets.

Un argument commercial : voir avant d’acheter

Darran Milne défend l’idée par une comparaison automobile : « Même dans un showroom Porsche, il n’est pas fréquent de voir la voiture exacte que vous achetez avant d’aller la chercher », relève-t-il. La source évoque aussi d’autres usages en boutique : « Les magasins de vélo pourraient organiser des soirées où un coureur professionnel répond aux questions, en apparaissant sous forme d’hologramme. »

Quant au modèle économique, la source indique que « pour les magasins de vélo, le coût, au-delà de celui d’un matériel de niveau audiovisuel domestique, prendrait la forme d’un abonnement mensuel ». Le média précise aussi que « VividQ cherche des installateurs audiovisuels avec qui s’associer ». Le reportage, publié le 9 septembre, n’indique pas le montant de cet abonnement. Des pilotes sont en cours : « Il y a actuellement des pilotes VividQ en fonctionnement dans des magasins de vélo à Cambridge », écrit Cycling Industry News, qui annonce une démonstration publique lors de son propre salon professionnel, CIN Live 2026.

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