EN BREF
Oxford Products étoffe sa gamme d’antivols en U conçus, dit le fabricant britannique, « pour combattre la menace croissante des attaques à la meuleuse d’angle ». Trois références sont au catalogue : le Grinder S1 en 260 mm (LK375) et en 320 mm (LK376), bâtis autour d’un noyau d’anse en acier trempé de 14 mm, et le Grinder S2 (LK377), qui passe à 16 mm. Selon la fiche officielle, le revêtement carbure doit user en moyenne dix disques pour venir à bout d’un côté d’anse sur le S1, quinze sur le S2. Un double verrouillage empêche l’anse de pivoter : il faut la sectionner des deux côtés. Les trois portent la certification Sold Secure Diamond.
| Grinder S1 — 260 mm (LK375) | 179,99 £ conseillés |
| Grinder S1 — 320 mm (LK376) | 199,99 £ conseillés |
| Grinder S2 — 320 mm (LK377) | 219,99 £ conseillés |
| Noyau d’anse | Acier trempé de section carrée — 14 mm (S1), 16 mm (S2) |
| Disques annoncés par côté d’anse | 10 en moyenne (S1), 15 en moyenne (S2) |
| Largeur | 184 mm |
| Verrouillage | Double, l’anse est bloquée des deux côtés |
| Certification | Sold Secure Powered Cycle & Pedal Cycle DIAMOND |
| Garantie | 10 ans, limitée aux défauts de fabrication et de matériaux |
La meuleuse d’angle a changé l’économie du vol de vélo, et c’est sur ce terrain qu’Oxford Products place sa gamme Oxford Grinder : trois antivols en U dont la marque dit qu’ils usent les disques de l’outil qui les attaque.
Trois références, deux diamètres d’anse
Le Grinder S1 existe en deux longueurs, 260 mm pour la référence LK375 et 320 mm pour la LK376, toutes deux construites autour d’un « noyau d’anse en acier trempé de 14 mm » selon la fiche officielle. Le Grinder S2, référence LK377, ne se décline qu’en 320 mm et monte à 16 mm.
La fiche officielle, consultée depuis la France le 30 août, publie ces tarifs conseillés en livres, et le site propose par ailleurs un sélecteur de devise en euros.

Ce que promet le carbure de l’Oxford Grinder
Le principe mis en avant par la marque tient moins à la dureté de l’acier qu’à l’usure de l’outil qui le coupe. Oxford explique que « la surface facettée en carbure dévie les disques de meuleuse d’un bord à l’autre, détruisant rapidement les disques et ralentissant considérablement les tentatives de vol ». Le fabricant chiffre le résultat : dix disques en moyenne pour sectionner un côté de l’anse sur le S1, quinze sur le S2.
La fiche précise que les anses sont de section carrée — « hardened square steel shackles » —, une forme qui offre au revêtement des arêtes sur lesquelles dévier la lame. Oxford revendique sur cette base des antivols « conçus pour durer plus longtemps et surpasser les antivols de référence, en résistant jusqu’à cinq fois plus de disques de coupe », sans nommer les modèles auxquels il se compare.
Deux coupes au lieu d’une
Le second parti pris est mécanique. Oxford annonce un « système de double verrouillage haute sécurité qui empêche la rotation de l’anse, ce qui signifie que les voleurs doivent couper les deux côtés de l’antivol pour y accéder ». Combiné au nombre de disques revendiqué par côté, le calcul que veut imposer la marque est celui du temps passé sur place, et donc du risque d’être repéré.

Une promesse que road.cc met en perspective
L’argument n’est pas inédit. road.cc, qui a soumis des antivols à la meuleuse l’an dernier, y voit « une grosse promesse, semblable à celle que Kryptonite formule pour son New York Diamond Standard à 279,99 £ ». Le média britannique rapporte de ses propres essais que « quelques antivols ont survécu à une attaque de deux minutes à la meuleuse d’angle, et deux d’entre eux ont entièrement détruit des disques ».
Certification, garantie et équipement
Les trois modèles portent la mention « Sold Secure Powered Cycle & Pedal Cycle DIAMOND » : l’homologation couvre deux catégories distinctes de l’organisme britannique, celle des vélos et celle des cycles motorisés. À la date du 30 août, la fiche officielle n’en détaillait pas le protocole d’essai.
La même fiche annonce un cylindre à disques « hautement résistant au crochetage et au perçage », une anse et un corps gainés de silicone, trois clés et un service de remplacement, le tout couvert par une garantie de dix ans restreinte, précise l’astérisque, aux défauts de fabrication ou de matériaux. Oxford y indique aussi que ses antivols ont été « testés de façon indépendante », sans publier le détail de ces essais, et présente le Grinder comme « le dernier antivol dont vous aurez besoin ».



