EN BREF
British Cycling a nommé le professeur Pete Bonfield au poste de directeur général. Il prendra ses fonctions à la mi-novembre et quittera pour cela l’université de Westminster, dont il est le vice-chancelier et président depuis 2018. Ingénieur des matériaux de formation, spécialiste du développement durable, il a aussi été coureur : champion national de critérium en catégorie juvénile, sélectionné en équipe de Grande-Bretagne aux Mondiaux juniors, puis membre de l’équipe nationale sur route. Il succède à Jon Dutton, parti en juillet prendre la direction de la British Olympic Association après trois années agitées pour la fédération.
La fédération britannique de cyclisme cherchait un patron depuis le début de l’année. Elle a fini par le trouver dans un amphithéâtre plutôt que dans un vélodrome : le professeur Pete Bonfield, ingénieur des matériaux, dirige aujourd’hui l’université de Westminster. Il prendra la tête de British Cycling à la mi-novembre.
Qui est Pete Bonfield, nouveau patron de British Cycling
British Cycling est allée chercher son directeur général à l’université. Bonfield est « professeur d’ingénierie et de développement durable à l’université de Westminster, où il a été nommé vice-chancelier en 2018 », rapporte road.cc.
Côté professionnel, il a présidé l’Institution of Engineering and Technology et l’Institution of Occupational Safety and Health, conduit cinq revues indépendantes pour le gouvernement britannique et été senior independent director d’ukactive, l’organisation professionnelle du secteur de l’activité physique au Royaume-Uni. Entre 2006 et 2012, il a travaillé à temps partiel auprès de l’Olympic Delivery Authority, où il a contribué à concevoir et à mettre en œuvre la stratégie de développement durable des Jeux de Londres 2012.
Mais il y a aussi un coureur derrière l’universitaire. Selon road.cc, Bonfield a été champion national de critérium en catégorie juvénile et a représenté la Grande-Bretagne aux championnats du monde juniors, avant de faire partie plus tard de l’équipe nationale senior sur route. Toujours selon road.cc, il a aussi entraîné au plus haut niveau, en encadrant l’équipe de Grande-Bretagne de triathlon féminin aux Jeux olympiques d’Athènes en 2004.

Une succession après trois ans agités
Bonfield succède à Jon Dutton, qui a quitté British Cycling en juillet pour prendre le même poste à la British Olympic Association. Ses trois années à la tête de la fédération « ont été marquées par des turbulences et ont vu le nombre d’adhérents de l’instance chuter de plus de 20 000 », écrit road.cc.
C’est Lee Gibbons qui assure l’intérim depuis juillet, et il le fera jusqu’à l’arrivée de Bonfield à la mi-novembre. Le président de British Cycling, Chris Pilling, l’a remercié dans son communiqué : « Je voudrais également exprimer mes sincères remerciements à Lee Gibbons pour sa contribution exceptionnelle comme directeur général par intérim. »
Sur le choix retenu, Pilling écrit : « À l’issue d’un processus de recrutement rigoureux, nous sommes ravis de nommer Pete comme prochain directeur général de British Cycling », avant de le décrire comme « un dirigeant accompli et guidé par des valeurs ».
Bonfield, lui, a répondu dans une déclaration diffusée par la fédération : « Je suis ravi de rejoindre British Cycling à un moment aussi enthousiasmant pour ce sport. Le vélo a été une constante tout au long de ma vie, que ce soit par la compétition, les trajets quotidiens, le coaching ou simplement la liberté que procure un vélo. »
Le nouveau patron héritera aussi d’un dossier de taille : le double Grand Départ du Tour de France, hommes et femmes, au Royaume-Uni l’été prochain — selon BikeRadar, la course masculine s’élancera d’Édimbourg, treize ans après le dernier Grand Départ britannique, celui du Yorkshire en 2014.
Reste à savoir ce qu’un ingénieur du développement durable fera d’une fédération qui a perdu plus de 20 000 adhérents entre mars 2023 et mars 2025.



