EN BREF
La société qui fabrique les vélos Simplon, la 2Rad Produktions GmbH — ex-SIMPLON Fahrrad GmbH —, a demandé l’ouverture d’une procédure d’assainissement devant le tribunal régional de Feldkirch, en Autriche. L’avis du KSV1870, l’organisme autrichien de protection des créanciers, chiffre le passif à environ 33,4 millions d’euros, dont 28,3 millions hérités de la première procédure et qui « reprennent vie », y compris 26 millions dus à une seule créancière principale. Cinquante-quatre salariés et 150 créanciers sont concernés. La société entend proposer un plan remboursant 20 % des créances en deux ans, et la procédure est demandée sans auto-administration.
| Société concernée | 2Rad Produktions GmbH (ex-SIMPLON Fahrrad GmbH) |
| Associée | SIMPLON Bike GmbH (ex-SIMPLON Holding GmbH) |
| Procédure demandée | Assainissement sans auto-administration |
| Tribunal | Tribunal régional de Feldkirch |
| Passif | Environ 33,4 M€ |
| Dont issu de la première procédure | 28,3 M€, dont 26 M€ pour une créancière principale |
| Salariés concernés | 54 |
| Créanciers | 150 |
| Plan proposé | 20 % des créances, payables en deux ans |
La fabrication des vélos Simplon repasse devant le tribunal. L’avis publié par le KSV1870, l’organisme autrichien de protection des créanciers, est titré sans détour : « plan d’assainissement échoué ».
Simplon : quelle société est exactement en procédure
La distinction commande toute la lecture du dossier. L’avis du KSV1870 nomme la société requérante : « 2Rad Produktions GmbH (anciennement SIMPLON Fahrrad GmbH) demande une procédure d’assainissement sans auto-administration ». C’est l’entité de production. La même fiche désigne son associée : « SIMPLON Bike GmbH, anciennement SIMPLON Holding GmbH » — laquelle n’est pas la société qui demande la procédure.
La demande a été déposée devant le tribunal régional de Feldkirch, dans le Vorarlberg, où le constructeur est installé.
33,4 millions d’euros, dont 26 pour une seule créancière
Le chiffre global est posé par l’organisme : « Au total, il faut actuellement partir de dettes de 33,4 millions d’euros. » Sa décomposition est plus parlante encore : « Sur ce montant, 28,3 millions correspondent à des dettes issues de l’ancienne procédure d’assainissement, qui reprennent vie. Sur ces 28,3 millions, 26 millions concernent une créancière principale, et environ 2,3 millions d’autres créanciers. »
Autrement dit, l’essentiel du passif n’est pas nouveau : ce sont les créances effacées par le plan de 2024 qui redeviennent exigibles dès lors que ce plan n’est pas tenu. La fiche recense 54 salariés et 150 créanciers.

Un plan à 20 %, et la main passe à un administrateur
« La requérante a l’intention de présenter un plan d’assainissement avec un taux de 20 %, payable en deux ans », écrit le KSV1870. Le second point est au moins aussi lourd de conséquences : la procédure est demandée sans auto-administration. L’avis n’en dit pas davantage : il ne nomme aucun administrateur et ne décrit pas la répartition des pouvoirs dans la procédure.
Quant aux causes, l’avis les range sous une rubrique dont l’intitulé mérite d’être lu tel quel : « causes d’insolvabilité selon les déclarations du débiteur ». Selon cette version, « après la reprise de l’entreprise à l’ancienne débitrice, il serait apparu que la communication de celle-ci avant la reprise des parts n’aurait pas été entièrement compréhensible ou correcte ».
La même rubrique enchaîne sur le versant industriel. Les stocks repris de la première insolvabilité auraient été « insuffisants et incomplets » à la reprise des marchandises, si bien que le carnet de commandes existant n’aurait pas pu être écoulé rapidement, des pièces manquantes empêchant « d’un côté l’achèvement, de l’autre la livraison ». L’avis décrit la suite : une capacité de livraison dégradée, des commandes de suivi qui ne rentrent plus qu’en partie, et de là une tension de trésorerie.
C’est la lecture d’une partie au dossier, portée devant le tribunal ; à la date de publication de cet article, nous n’avons trouvé aucune réponse publique de l’ancien propriétaire.



