EN BREF
Le dispositif britannique Cycle to Work permet d’acheter un vélo par abandon de salaire : les opérateurs réunis dans la Cycle to Work Alliance, qui déclare représenter « environ 80 % du marché », ont délivré 89 599 attestations au premier semestre 2026, en hausse de 2,77 % sur un an. Le nombre de comptes employeurs actifs progresse plus vite encore, de 27 977 à 31 201. Selon la même source, le panier moyen s’établit à 1 812 livres. L’Alliance met en avant une étude du cabinet Ortus selon laquelle près d’un cinquième des utilisateurs n’auraient pas acheté de vélo sans le dispositif.
| Attestations délivrées par les membres de l’Alliance, 1er semestre 2026 | 89 599 (87 180 en 2025), + 2,77 % |
| Attestations, 2e trimestre 2026 | 54 450, + 2,33 % |
| Comptes employeurs, 1er semestre | 31 201 (27 977 en 2025) |
| Comptes employeurs, 2e trimestre | 17 700 (15 653 en 2025) |
| Panier moyen | 1 812 £ |
| Retour socio-économique (Ortus, 2024) | 4,40 £ par livre d’argent public |
| Source des données | Cycle to Work Alliance, qui déclare représenter environ 80 % du marché britannique |
Pendant que la filière vélo européenne enchaîne les restructurations, un mécanisme fiscal britannique continue, lui, de faire vendre des vélos. Les chiffres du premier semestre 2026 du dispositif Cycle to Work, publiés le 1er septembre, montrent une progression des attestations, et une base d’employeurs qui s’élargit à un rythme supérieur selon les données de l’Alliance. Cycling Industry News rattache cette progression à « la hausse des coûts inflationnistes qui frappent les ménages britanniques », à commencer par le prix des carburants. Le même article précise que ces chiffres « interviennent alors que le coût de la vie continue de peser sur les budgets des ménages ».
Le vélo-boulot britannique gagne surtout des employeurs
Les données sont agrégées par la profession elle-même. Selon Cycling Industry News, la Cycle to Work Alliance a compilé « les chiffres de certains des plus grands opérateurs britanniques de cycle to work » pour établir son bilan semestriel. Il en ressort que « les attestations C2W sont en hausse de 2,77 % sur un an, passant de 87 180 au premier semestre 2025 à 89 599 au premier semestre 2026 ».
Le second indicateur bouge davantage. D’après la même source, « les comptes employeurs actifs sont passés de 27 977 au premier semestre 2025 à 31 201 au premier semestre 2026 » — une progression bien supérieure à celle des attestations. Sur le seul deuxième trimestre, l’Alliance annonce 54 450 attestations, en hausse de 2,33 %, et 17 700 comptes employeurs actifs contre 15 653 un an plus tôt.

Cycle to Work : un panier moyen de 1 812 livres
Le montant dépensé en dit long sur le type de vélos concernés. Cycling Industry News rapporte « une valeur moyenne de transaction de 1 812 £ ». Ce montant est exprimé en livres sterling : le Cycle to Work est un dispositif fiscal britannique, et les statistiques de l’Alliance, consultées depuis la France le 3 septembre, sont libellées en livres. Le mécanisme, rappelle l’article, permet aux salariés d’acheter « un vélo et des équipements de qualité par abandon de salaire ».
Steve Edgell, président de la Cycle to Work Alliance, y voit la confirmation d’une dynamique : « Ces chiffres démontrent la force continue du dispositif Cycle to Work. Nous voyons davantage d’employeurs proposer cet avantage, davantage de salariés en profiter, et une confiance maintenue des participants qui investissent dans des vélos et des équipements de qualité. »

4,40 livres de bénéfices par livre publique, selon Ortus
L’Alliance appuie son plaidoyer sur une étude qu’elle a commandée au cabinet Ortus. Ces chiffres portent sur l’année 2024, et non sur le semestre 2026 : selon Cycling Industry News, l’étude conclut que « le dispositif délivre 4,40 £ de bénéfices socio-économiques pour chaque livre d’investissement public, avec une estimation de 531,9 millions de livres de bénéfices nets supplémentaires générés pour la seule année 2024 ». Le même travail estime à 407 millions de livres les bénéfices liés à la réduction de la mortalité prématurée et à l’amélioration de l’état de santé.
Un dernier chiffre éclaire l’effet propre du dispositif. Toujours d’après cette étude relayée par Cycling Industry News, « près d’un cinquième (19 %) des utilisateurs du dispositif n’auraient pas acheté de vélo sans lui ». C’est l’argument que l’Alliance met en avant auprès du gouvernement britannique, à l’heure où celui-ci cherche des leviers pour alléger les dépenses contraintes des ménages.



