EN BREF
Bosch refond trois pièces de son écosystème Smart System pour l’été 2026 : la commande au guidon LED Controller, l’écran central Intuvia 200 et le boîtier antivol ConnectModule. La commande est environ 65 % plus compacte que la LED Remote qu’elle remplace et gagne enfin un port USB-C pour recharger un téléphone en roulant. L’Intuvia 200 succède à l’Intuvia 100 avec une dalle de 2,4 pouces plus lumineuse, désormais alimentée par câble et personnalisable depuis l’application eBike Flow. Quant au ConnectModule, il ajoute le Bluetooth pour retrouver un vélo volé à quelques mètres près, là où le GPS seul peine en intérieur.
| LED Controller | Commande au guidon, environ 65 % plus compacte que la LED Remote |
| Intuvia 200 | Écran central monochrome de 2,4 pouces, alimenté par câble |
| Port USB-C | 10 W (absent de la LED Remote) |
| ConnectModule | Antivol connecté GPS + Bluetooth (fonction eBike Alarm, abonnement Flow+) |
| Écosystème | Bosch Smart System |
| Disponibilité | Été 2026 |
Pas de nouveau moteur tape-à-l’œil ni de batterie record, cette fois. Bosch s’est penché sur les pièces qu’on manipule et qu’on regarde à chaque sortie : la petite commande sous le pouce et l’écran posé en tête de cintre. L’équipementier allemand les a présentées mi-juin à Hambourg, aux côtés de son nouveau moteur-moyeu arrière Hub Line et de la batterie fine PowerTube 360, le tout attendu pour l’été 2026. Avec un troisième larron plus discret : le boîtier antivol ConnectModule, qui apprend à mieux se faire retrouver.
La commande rétrécit, la prise USB-C débarque
La transformation la plus visible se joue au guidon. La LED Controller remplace la LED Remote avec une idée simple : prendre moins de place sans rien perdre en pratique. Bosch annonce un boîtier environ 65 % plus compact que celui de l’ancienne commande, pour un poste de pilotage plus épuré.
Sous le pouce, on retrouve quatre boutons de tailles différentes, assez grands pour rester faciles à viser sans quitter la route des yeux. Ils gèrent les modes d’assistance, l’aide à la marche et l’éclairage, avec un retour à la fois tactile et sonore.
Deux voyants résument l’essentiel. Celui de gauche reprend la couleur du mode en cours : rouge pour le mode Turbo, vert pour l’Éco, comme sur les écrans Bosch. Celui de droite fonctionne comme un feu tricolore pour la batterie, vert quand la charge est confortable, jaune autour de 30 %, rouge sous 10 %. Certains auraient préféré une jauge à plusieurs segments ; Bosch assume ce choix au nom d’une lecture universelle, lisible d’un coup d’œil. Un capteur ajuste l’intensité des voyants à la lumière ambiante.
La vraie nouveauté, c’est la prise USB-C, absente de la LED Remote. Logée en haut à droite sous un capuchon, elle délivre 10 watts. C’est peu, mais suffisant pour maintenir un téléphone à flot en utilisation intensive, voire récupérer quelques pour cent en roulant. De quoi se passer d’une batterie externe sur les trajets du quotidien.


L’écran Intuvia passe au câble et se personnalise
Deuxième chantier, l’écran central. L’Intuvia 200 succède à l’Intuvia 100 et change de standing. Plus fin, plus sobre, il s’intègre mieux aux lignes des vélos récents. La dalle mesure 2,4 pouces, à peine moins que les 2,5 pouces de l’ancien modèle, mais le rendu n’a plus rien à voir.

Le rétroéclairage est généreux, 1 000 candelas annoncés, et la définition flatteuse, lisible sous différents angles et par tous les temps. Seule réserve : l’affichage reste en noir et blanc, sans couleur. Autre changement concret, l’écran fonctionne désormais avec un câble et non plus sur pile.
L’Intuvia 200 conserve en permanence une bande d’informations en haut (mode, niveau de batterie, heure, vitesse) et fait défiler le reste en dessous. Surtout, on peut enfin choisir les données affichées depuis l’application eBike Flow, comme sur un Kiox et contrairement à l’ancien Intuvia, navigation comprise. C’est l’écran fixe modernisé de la gamme, à côté des Kiox 300 et 500, amovibles et en couleur.
Un antivol qui se laisse retrouver au mètre près
Troisième pièce, la plus discrète : le ConnectModule. C’est la petite boîte qui héberge les fonctions antivol connectées de Bosch, avec puce GPS, connexion mobile et capteurs de mouvement. Couplée à l’abonnement Flow+, elle alimente la fonction eBike Alarm : géolocalisation en temps réel et notification au moindre mouvement suspect.

La nouvelle génération apporte deux changements. D’abord le Bluetooth basse consommation, qui affine nettement la localisation à courte distance. Là où le GPS perd le fil dans une cave, un parking souterrain ou une cour intérieure, le Bluetooth permet de retrouver le vélo à quelques mètres près, un coup de pouce pour les propriétaires comme pour les forces de l’ordre qui les accompagnent.
Ensuite, l’installation. Bosch a revu la fixation pour pouvoir ajouter le module plus facilement, y compris après l’achat du vélo. De quoi équiper un VAE compatible sans changer de matériel.
Rien de spectaculaire, donc. Bosch ne touche pas à l’architecture de son Smart System et se contente d’affiner les pièces que le cycliste a sous les doigts et sous les yeux. Le genre de détail qu’on ne remarque qu’à l’usage : le jour où l’on branche son téléphone sans rallonge, ou celui où l’on retrouve son vélo au fond d’un parking.



