
EN BREF
Pon.Bike va fermer l’usine Cannondale d’Almelo, aux Pays-Bas, d’ici la fin 2027. La production des vélos Cannondale destinés à l’Europe sera transférée vers les sites du groupe en Allemagne et en Lituanie. Cent vingt emplois sont concernés. Le groupe parle d’une réorganisation vers un outil industriel multi-marques, plus souple, et promet une continuité des livraisons aux distributeurs et aux clients.
Cycling Sports Group Europe, la filiale européenne du néerlandais Pon.Bike, a confirmé l’arrêt de son site d’Almelo, dans l’est des Pays-Bas. L’usine assemble uniquement des vélos Cannondale ; elle cessera son activité d’ici la fin 2027, au terme d’une transition étalée sur dix-huit mois.
Une usine mono-marque qui ne cadre plus avec le groupe
Almelo est arrivé chez Pon.Bike en 2021, avec le rachat des activités vélo de l’américain Dorel. Le site a une particularité : il ne sait assembler que du Cannondale. Or, depuis 2025, le groupe pousse une stratégie « multi-marques intégrée », pensée pour faire passer plusieurs marques sur les mêmes lignes et lisser ainsi les hauts et les bas de la demande. Une usine dédiée à un seul nom n’entre pas dans cette logique.
L’argument avancé par Pon.Bike est celui de la souplesse : disposer d’un outil industriel capable de s’adapter à la volatilité du marché plutôt que d’un site spécialisé. C’est Almelo qui en fait les frais.
La production part en Allemagne et en Lituanie
Le groupe garde trois autres usines en Europe : Dieren, aux Pays-Bas (la marque Gazelle, déjà en multi-marques) ; Emstek, en Allemagne, un site polyvalent qui produit aussi bien des vélos électriques que des vélos de route ; et Kėdainiai, en Lituanie, l’usine la plus récente et la plus modulable. Selon Pon.Bike, ces trois sites suffisent à absorber la fabrication des Cannondale destinés à l’Europe, même si la demande repart à la hausse.
Le transfert se fera par étapes, vers l’Allemagne et la Lituanie, sur une période d’environ dix-huit mois. Le groupe assure que les livraisons aux distributeurs ne seront pas interrompues et que les nouveaux modèles sortiront comme prévu. En clair : pour l’acheteur d’un Cannondale, rien ne devrait changer.
Cent vingt emplois sur la sellette
Derrière la réorganisation, il y a des postes. La fermeture d’Almelo concerne 120 salariés. Pon.Bike dit avoir retenu une transition longue — ces dix-huit mois — pour accompagner les employés concernés, sans détailler pour l’instant les mesures de reclassement prévues.
La décision s’inscrit dans un mouvement plus large de consolidation chez les fabricants européens, confrontés depuis plusieurs saisons à une demande irrégulière après le boom du vélo lié à la pandémie. Pour Cannondale, marque née aux États-Unis, c’est la fin d’un ancrage industriel néerlandais — pas celle de ses vélos, qui continueront de sortir des lignes du groupe, ailleurs en Europe.