Mai à vélo 2026 : près de 20 millions de kilomètres au compteur

EN BREF

La 6e édition de Mai à vélo s’est achevée fin mai. Le collectif revendique 5 592 évènements organisés partout en France, dont 1 783 en présentiel. Mené avec l’application Geovelo, le challenge d’activité a comptabilisé 19,8 millions de kilomètres parcourus, en hausse de 29 % sur un an. Plus de 225 000 cyclistes y ont participé.

Le compteur s’est arrêté à 19,8 millions de kilomètres. C’est la distance cumulée par les participants au challenge d’activité de Mai à vélo, mené cette année encore avec l’application Geovelo. Soit 29 % de plus qu’en 2025 et, selon l’organisation, l’équivalent de 494 fois le tour de la Terre.


Le challenge Geovelo en nette hausse

Le challenge d’activité reste le thermomètre le plus parlant de l’opération. D’après le collectif, 225 454 personnes y ont pris part, avec une progression de 19 % des participants actifs. Au total, 3 809 communautés — entreprises, écoles, collectivités, clubs — ont été créées sur l’application pour suivre leurs kilomètres.

La distance parcourue représente, selon les calculs de l’organisation, 4 308 tonnes de CO₂ évitées par rapport aux mêmes trajets en voiture. Un chiffre théorique, mais qui donne la mesure de ce que pèse un mois de mobilisation.

Plus de 5 500 rendez-vous partout en France

Au-delà du compteur Geovelo, Mai à vélo se mesure aussi en évènements. Le collectif en recense 5 592 sur l’ensemble de l’opération, dont 1 783 en présentiel : balades, ateliers de réparation, bourses aux vélos, animations scolaires. Pour les faire connaître, l’organisation dit avoir diffusé 614 banderoles, 31 475 cartes postales et 20 000 exemplaires du magazine jeunesse Astrapi.

Détail dans l’air du temps : les 1 300 colis d’outils de communication ont été expédiés en point relais plutôt qu’à domicile, soit environ 533 kg de CO₂ évités sur le dernier kilomètre, d’après Mondial Relay.

Du ministère des Transports au Parlement européen

L’édition 2026 a aussi été ponctuée de temps forts institutionnels. Le grand lancement, le samedi 2 mai, a réuni dix parcours à vélo aux quatre coins du pays. À Paris, le Festival Vélo in Paris a accueilli 11 500 visiteurs et huit tables rondes. Le ministère des Transports a hébergé une deuxième Journée Vélo & Influence, consacrée à la manière de mieux raconter le vélo. Et à Strasbourg, deux tables rondes au Parlement européen ont abordé l’identification des cycles et la régulation des vélos illégaux, avant une balade avec des eurodéputés.

Mai à vélo sert à la fois d’incubateur et d’accélérateur à tous les projets relatifs au vélo. À la fois un point de départ et un point d’arrivée pour célébrer nos petites victoires du quotidien.

Caroline Rey et Henri Goguet-Chapuis, coprésidents d’EcoBram&Co

Une dynamique qui s’installe

Lancé en 2021 sous l’impulsion des ministères de la Transition écologique et des Sports, porté par un collectif d’associations dont la Fédération française des usagers de la bicyclette, Mai à vélo grandit d’année en année. L’opération revendique 2 800 retombées presse entre avril et juin, et le soutien de partenaires publics et privés, de l’AFIT France à la SNCF.

Reste l’enjeu de fond, celui que le collectif affiche depuis le départ : transformer l’engouement d’un mois de mai en habitude du reste de l’année.